Agression dans une prison de l'Orne : Michaël Chiolo menaçait dès 2016 "d'égorger un surveillant" à la prison de Besançon

Le secrétaire général adjoint UFAP-UNSa sur la région Grand-Est, Laurent Boitrand, a émis, mercredi sur France Bleu Besançon, des reproches à l'administration pénitentiaire pour ne pas avoir tenu compte des alertes du personnel de Besançon et Mulhouse

L\'intérieur de la maison d\'arrêt de Besançon (Doubs), le 26 juin 2012.
L'intérieur de la maison d'arrêt de Besançon (Doubs), le 26 juin 2012. (JEAN BECKER / MAXPPP)

Après l'agression de deux surveillants à la prison de Condé-sur-Sarthe, mardi 5 mars, Laurent Boitrand, secrétaire général adjoint UFAP-UNSa sur la région Grand-Est, a affirmé, mercredi sur France Bleu Besançon, que Michaël Chiolo "envisageait d'égorger un surveillant" dès 2016. "Même à l'époque les responsables d'établissement craignaient le pire pour le personnel pénitentiaire de Besançon", selon Laurent Boitrand, qui a connu Michaël Chiolo comme détenu à Mulhouse puis à Besançon.

En 2016, Michaël Chiolo était détenu à la prison de Besançon. Il avait été placé sur écoute par les renseignements pénitentiaires, a raconté Laurent Boitrand. Lors de conversations téléphoniques avec son épouse, "on se souvient de ses propos très engagés dans la religion. Même lui disait qu'il était envahi par le diable et qu'il envisageait d'égorger un surveillant".

Une menace "prise très au sérieux"

Cette menace "avait été prise très au sérieux. La hiérarchie avait été avertie au niveau régional, tout le monde avait été averti", a poursuivi Laurent Boitrand car "même à l'époque les responsables d'établissement craignaient le pire pour le personnel pénitentiaire de Besançon".

"Cela veut dire qu'il [Michaël Chiolo] était en sommeil depuis 3-4 ans avant de passer à l'acte", a estimé la syndicaliste. Pour lui, il y a "des fautifs" après ce qui s'est passé à Condé-sur-Sarthe. Il reproche à l'administration pénitentiaire de ne pas avoir tenu compte des alertes du personnel de Besançon et Mulhouse.