Le mandat d'arrêt contre Julian Assange est toujours valide, selon la justice britannique

Après l'abandon des poursuites pour viol en Suède, les avocats du fondateur de WikiLeaks avaient plaidé que ce mandat d'arrêt avait "perdu son objectif et sa fonction".

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, le 19 mai 2017 à Londres (Royaume-Uni).
Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, le 19 mai 2017 à Londres (Royaume-Uni). (JUSTIN TALLIS / AFP)

La justice britannique a décidé, mardi 6 février, que le mandat d'arrêt visant Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, réfugié à l'ambassade d'Equateur de Londres depuis près de six ans, était toujours valide. "Je ne suis pas convaincue que le mandat doive être levé", a déclaré mardi à l'audience la juge du tribunal londonien de Westminster, Emma Arbuthnot.

Les avocats de l'Australien, âgé de 46 ans, ont plaidé que ce mandat d'arrêt avait "perdu son objectif et sa fonction" après le classement en mai 2017 d'accusations de viols par la Suède où il était recherché. Des accusations qu'il niait et qui l'avaient poussé Assange à demander l'asile à l'ambassade d'Equateur en juin 2012. Sa défense a aussi invoqué les problèmes de santé de Julian Assange, qui n'a pas accès aux soins médicaux et souffrirait de problèmes aux dents, à l'épaule et de dépression.

Peur d'être extradé aux Etats-Unis

Le parquet britannique a toujours maintenu que le mandat d'arrêt britannique était valide car Julian Assange n'a pas respecté les conditions de la liberté sous caution qui lui avait été octroyées. Julian Assange craint, s'il sort de l'ambassade, d'être extradé et jugé aux Etats-Unis pour la publication par WikiLeaks de secrets militaires et de documents diplomatiques américains en 2010. La sortie de ces documents lui avait valu un statut de paria aux Etats-Unis, alors que ses défenseurs célébraient en lui le champion d'un mouvement mondial pour la transparence et la démocratie.