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Affaires des frais de taxi : l'ex-patronne de l'INA Agnès Saal à nouveau entendue

Visée par deux enquêtes préliminaires, dont l'une sur ses frais de taxi, elle a placée en garde à vue le 4 décembre.

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France Télévisions
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Agnès Saal, présidente de l'INA dans son bureau de Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), le 31 juillet 2014. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

Agnès Saal, l'ex-patronne du Centre Pompidou et de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), a de nouveau été entendue par la justice dans les enquêtes sur ses notes de taxi. La garde à vue a eu lieu le 4 décembre, mais des sources judiciaires ont révélé cette information mercredi 9 décembre. En avril, quand l'affaire avait éclaté, Agnès Saal avait été contrainte de démissionner de l'INA : elle avait pris la tête de l'institut après sept ans passés au centre Pompidou.

Deux enquêtes préliminaires la visent : la première, ouverte par le parquet de Créteil (Val-de-Marne), concerne 40 000 euros de frais de taxi quand elle présidait l'INA. La seconde, dirigée par le parquet de Paris, concerne 38 000 euros de notes présentées entre janvier 2013 et avril 2014 quand elle était directrice générale du centre Georges-Pompidou.

Déjà placée en garde à vue le 15 septembre

Sollicités par l'AFP, ses avocats, Eric Morain et Rémi Sermier, n'ont pas souhaité commenter cette nouvelle garde à vue. Agnès Saal avait été entendue une première fois sous ce régime le 15 septembre par les enquêteurs de la brigade de répression de la délinquance économique de la PJ parisienne.

Parallèlement à cette procédure pénale, Agnès Saal est soumise à une procédure disciplinaire. Elle a ainsi comparu mercredi devant une commission administrative paritaire interministérielle. Celle-ci n'est toutefois pas parvenue à tomber d'accord sur un avis à donner pour une sanction contre Agnès Saal. C'est donc le président de la République qui devra trancher. Si une sanction devait être décidée, le spectre des décisions possibles irait du simple blâme à une révocation de l'administration.

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