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Affaire Omar Raddad : l'ADN relevé correspond à une empreinte génétique du fichier national

L'une des traces d'ADN isolée sur des pièces à conviction du meurtre de Ghislaine Marchal, en 1991, figure dans le fichier qui regroupe les traces de personnes condamnées ou mises en cause dans des affaires de justice. L'avocate d'Omar Raddad dit attendre les résultats définitifs.

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Radio France
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Omar Raddad et son avocate Sylvie Noachovitch en 2008. (MEHDI FEDOUACH / AFP)

L'une des traces ADN isolée sur des pièces à conviction du meurtre de Ghislaine Marchal en 1991 correspondrait à celle d'un individu figurant sur le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg), a appris franceinfo jeudi 20 octobre, confirmant une information de 20 Minutes. Ces traces ne "matchent" ni avec celles du jardinier marocain Omar Raddad, ni avec celles de personnes jusque là suspectées dans l'affaire.

Le Fnaeg regroupe depuis 1998 les empreintes génétiques de personnes condamnées ou mises en cause dans des affaires de justice.

Cette correspondance doit encore être certifiée par l'Institut français des empreintes génétique à Nantes. Les résultats sont attendus dans les prochains jours. Contactée par franceinfo, l'avocate d'Omar Raddad dit attendre les résultats définitifs pour saisir la Cour de révision.

"Omar m'a tuer"

Ghislaine Marchal, 65 ans, a été tuée à coups de couteau le 23 juin 1991. Son corps a été retrouvé dans la chaufferie de sa villa de Mougins (Alpes-Maritimes). "Omar m'a tuer", pouvait-on lire en lettres de sang sur une porte de la scène du crime.

Son jardinier, Omar Raddad avait été condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle, avant de bénéficier d'une libération conditionnelle en 1998 à la suite d'une grâce présidentielle partielle de Jacques Chirac. Il n'y avait pas, à l'époque, de possibilité de faire appel.

D'autres traces ADN ne correspondant pas à celles d'Omar Raddad avaient déjà été retrouvées sur le lieu du crime, mais la justice lui avait refusé en 2002 un nouveau procès.

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