Affaire Kulik : Willy Bardon "en phase de sortie progressive" du coma après sa tentative de suicide

Toujours au service de réanimation, "son état reste critique dès lors que l'on n'est pas sorti de cette phase", a déclaré le procureur Alexandre de Bosschère.

Willy Bardon (à droite à l\'ouverture de son procès) a été évacué de la cour d\'assises de la Somme vendredi 6 décembre après avoir été condamné pour l\'enlèvement, la séquestration suivis de mort et le viol d\'Elodie Kulik.
Willy Bardon (à droite à l'ouverture de son procès) a été évacué de la cour d'assises de la Somme vendredi 6 décembre après avoir été condamné pour l'enlèvement, la séquestration suivis de mort et le viol d'Elodie Kulik. (G. Giraudeau, V. Pasquier / FRANCE 3)

Willy Bardon, qui a avalé "un pesticide" vendredi après l'annonce de sa condamnation à trente ans de réclusion criminelle dans l'affaire Kulik, est "en phase de sortie progressive du coma" mais dans un état toujours "critique", a indiqué samedi 7 décembre au soir le procureur de la République d'Amiens (Somme). Toujours au service de réanimation, "son état reste critique dès lors que l'on n'est pas sorti de cette phase", a déclaré Alexandre de Bosschère.

"Des effets en une dizaine de minutes"

Ce dernier a également donné des précisions sur le produit ingéré par Willy Bardon, appelé le Temik. "C'est un produit extrêmement dangereux dont la commercialisation est extrêmement réglementée sur le territoire français et européen et qui a des effets à la fois sur le système nerveux et le système cardio-vasculaire", a-t-il poursuivi. "Poison connu", le Temik "n'est normalement pas en accès pour des personnes qui ne correspondent pas à la réglementation".

Ce pesticide "a des effets en une dizaine ou une quinzaine de minutes", a précisé Alexandre de Bosschère, saluant "la rapidité d'intervention à la fois des policiers de l'escorte et des pompiers, ce qui a été décisif pour que son état ne soit pas encore plus grave".

L'enquête ouverte par le parquet doit notamment déterminer comment Willy Bardon s'en est procuré et "si c'est un acte qui avait été prémédité, organisé et de quelle manière", a conclu le magistrat.


Si vous avez besoin d'aide, si vous êtes inquiet ou si vous êtes confronté au suicide d'un membre de votre entourage, il existe des services d'écoute anonymes. La ligne Suicide écoute est joignable 24h/24 et 7jours/7 au 01 45 39 40 00. D'autres informations sont également disponibles sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé.