VIDEO. L'affaire Grégory en cinq dates clés

Plusieurs membres de la famille Villemin ont été interpellés et placés en garde à vue, mercredi. De quoi relancer l'énigmatique affaire du meurtre du petit Grégory, trente-deux ans après les faits. 

Depuis le 16 octobre 1984, "l'affaire Grégory" demeure une grande énigme. La mort de cet enfant de quatre ans, retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne (Vosges), a détruit une famille et occupé policiers et magistrats pendant trois décennies. Les médias et le public ont également suivi les multiples rebonds de cette affaire hors norme, relancée mercredi 14 juin par l'interpellation et la garde à vue de trois membres de la famille Villemin.

D'expertises graphologiques en analyses ADN, l'enquête a progressé, mais surtout piétiné, au gré des progrès technologiques à la disposition des enquêteurs. Elle a aussi été marquée par les accusations, jamais suffisamment étayées, contre la mère de Grégory, Christine Villemin, innocentée en 1993 au terme d'un non-lieu retentissant.

Surtout, le meurtre de Bernard Laroche, soupçonné mais remis en liberté, par Jean-Marie Villemin, père de Grégory, a laissé beaucoup de points d'interrogations. Le dossier, qui comporte quelque 12 000 pièces, a été rouvert a plusieurs reprises, en 2000, puis en 2008, pour tenter de trouver d'hypothétiques indices sur les scellés. Mais, en 2017, trente-deux ans après les faits, l'identité du meurtrier reste inconnue.

Christine et Jean-Marie Villemin, parents de Grégory, à Epinal (Vosges), le 23 novembre 1984.
Christine et Jean-Marie Villemin, parents de Grégory, à Epinal (Vosges), le 23 novembre 1984. (ERIC FEFERBERG / AFP)