Vidéo Cagnotte en soutien à la famille du policier : "C’est une provocation, c’est scandaleux", réagit l'Insoumis Manuel Bompard

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Article rédigé par France Info
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Alors que la cagnotte en soutien à la famille du policier qui a tué Nahel, à Nanterre mardi dernier, a dépassé le million d'euros, le député des Bouches-du-Rhône se dit ce mardi "scandalisé par le fait qu'interrogés sur ce sujet, les ministres du gouvernement considèrent que ce n'est pas le problème et que ce n'est pas le sujet".

"C'est une provocation, c'est scandaleux", réagit mardi 4 juillet sur franceinfo Manuel Bompard, après que la cagnotte lancée en soutien à la famille du policier qui a tué Nahel a dépassé le million d'euros. "Bien sûr" qu'il faut la fermer, estime le coordinateur de La France insoumise (LFI), car elle véhicule des "signaux", des "symboles" et des "messages" qu'il "trouve totalement inacceptables".

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Le député des Bouches-du-Rhône est "scandalisé par le fait qu'interrogés sur ce sujet, les ministres du gouvernement considèrent que ce n'est pas le problème et que ce n'est pas le sujet". "Ce n’est pas le sujet du gouvernement, le gouvernement ne regarde pas ces sujets de cagnotte", a en effet déclaré le ministre délégué au Logement, Olivier Klein, dans la matinée du lundi 3 juillet sur franceinfo. "Le fait qu'effectivement, ce soit une personne proche de l'extrême droite qui a lancé cette cagnotte ne contribue pas sans doute à apporter l'apaisement", a estimé de son côté la Première ministre, Élisabeth Borne, dans la soirée du lundi 3 juillet. Elle a ajouté que ce serait à la justice de se prononcer "le cas échéant" sur la légalité de cette cagnotte.

Des réactions trop timorées, pour Manuel Bompard, qui pointe un deux poids, deux mesures. Il cite le cas de l'ex-boxeur Christophe Dettinger, filmé en train de frapper deux gendarmes en plein mouvement des "gilets jaunes", au mois de janvier 2019. Là aussi, une cagnotte de soutien avait été lancée, ensuite mise hors ligne par la plateforme qui l'hébergeait. Ce proche de Jean-Luc Mélenchon souligne qu'à l'époque, les réactions étaient plus vives du côté du gouvernement. Il rappelle les propos de Marlène Schiappa, alors secrétaire d'État à l'égalité entre les femmes et les hommes : "donner à une cagnotte de soutien pour quelqu’un frappant un policier, c’est être complice de ces graves violences". "Là, il n'y a pas de problème. Il faut être un peu cohérent", tacle l'élu.

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