Un frère d'Adama Traoré, soupçonné d'avoir tiré sur des gendarmes, placé en garde à vue

Actuellement incarcéré, Bagui Traoré a été extrait de la maison d'arrêt du Val-d'Oise et placé en garde à vue "pour des faits de tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique", a indiqué le parquet, mardi.

Des gendarmes lors d\'une nuit de violences à Beaumont-sur-Oise (Val-d\'Oise), le 22 juillet 2016.
Des gendarmes lors d'une nuit de violences à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise), le 22 juillet 2016. (THOMAS SAMSON / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Un frère d'Adama Traoré a été placé en garde à vue, mardi 28 février. Une décision qui intervient dans le cadre d'une enquête sur des tirs contre les forces de l'ordre en juillet à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise), lors des violences ayant suivi la mort d'Adama Traoré, a indiqué le parquet de Pontoise.

Plusieurs membres de la famille Traoré devaient aussi être entendus comme témoins, mardi, dans le cadre de cette procédure, a précisé le parquet. Selon un membre du comité de soutien, une sœur d'Adama, Assa Traoré, devenue porte-parole de la famille, était entendue dans la matinée par des gendarmes.

Cinq autres personnes en garde à vue

Actuellement incarcéré, Bagui Traoré a été extrait de la maison d'arrêt du Val-d'Oise et placé en garde à vue "pour des faits de tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique", a indiqué le parquet. Cinq autres personnes étaient également en garde à vue dans cette affaire. Quatre autres, interpellées ces derniers mois, sont en détention provisoire, selon le parquet.

Après la mort d'Adama Traoré, 24 ans, lors de son arrestation par des gendarmes le 19 juillet, des violences avaient éclaté à Beaumont-sur-Oise, d'où il était originaire, et dans les communes voisines : tirs d'armes à feu et de mortiers artisanaux, véhicules incendiés, bâtiments publics pris pour cible.

Cinq nuits de violences

Selon les autorités, une soixantaine de coups de feu avaient été tirés pendant ces cinq nuits de violences, et 13 policiers et gendarmes avaient été blessés. Une information judiciaire sur ces tirs avait été ouverte, et l'enquête confiée à la section de recherches de Versailles.

Bagui Traoré a été condamné, en décembre, à huit mois de prison ferme pour outrages et violences à l'égard de policiers municipaux et gendarmes, lors d'un rassemblement organisé en marge d'un conseil municipal de Beaumont-sur-Oise en novembre.