Pollution au large du Cap Corse : il reste "40 à 50 mètres cubes" de fuel à récupérer en mer selon le préfet maritime

Trois jours après la collision de deux porte-conteneurs au large du Cap Corse, les 200 mètres cubes de fuel répandu en mer ont quasiment été pompés. Des experts sont mobilisés pour dégager les navires.

La nappe de fuel est poussée vers le large.
La nappe de fuel est poussée vers le large. (- / FRENCH MARINE NATIONALE)

La pollution maritime issue de la collision du dimanche 7 octobre entre deux navires, au nord du Cap Corse, est désormais estimée à "40 à 50 mètres cubes" de fuel de propulsion, a indiqué le préfet maritime de la Méditerranée lors d'une conférence de presse, mercredi matin. Charles-Henri Leulier de la Faverie du Ché s'est dit "assez confiant sur la capacité" des moyens engagés "à résoudre ce problème" en pompant l'essentiel de cette pollution.

Les différents services mobilisés ont pu bénéficier de conditions météorologiques favorables depuis l'accident pendant lequel "200 mètres cubes maximum de fuel" se sont échappés du Virginia [le porte-conteneurs chypriote qui a été percuté dimanche]. Une pollution qui prend la forme d'une nappe "d'environ 25 km de long, en cinq rubans", a décrit le préfet. Un fuel "assez lourd et visqueux", qui s'est répandu, "fort heureusement [...] au nord-ouest. Donc la nappe s'est éloignée de la côte", ces trois derniers jours. 

Des chaluts mobilisés s'il le faut

"On n'est pas certains d'arriver à tout pomper aujourd'hui, a tempéré le représentant des autorités, mais on espère quand même en avoir fait le plus gros" d'ici mercredi soir, a-t-il prédit. "On continuera de toute façon après, s'il le faut avec des chaluts, de façon à ramasser les boulettes ou les galettes de combustible qui auraient pu se former", a-t-il encore précisé.

Si la pollution maritime semble maîtrisée, en revanche le problème de la désincarcération des deux navires reste entier. Selon le préfet maritime, des experts sont toujours en train d'étudier la meilleure façon de procéder, après une première tentative ratée de les séparer, lundi. "On a fait un premier essai avant-hier avec uniquement la propulsion en arrière de l'Ulysse, a rappelé Charles-Henri Leulier de la Faverie du Ché, il a pu sortir de deux mètres de sa coque, mais ça s'est bloqué. Nous avons tiré avec un remorqueur de façon très mesurée, car notre principale préoccupation était de ne pas créer un sur accident."

Les experts sont donc en train d'étudier la meilleure façon de tirer "intelligemment" sur le navire pour le dégager. "On essaie de ne pas confondre vitesse et précipitation", a conclu le préfet.