Crash A320 : une sécurité du cockpit qui ne laisse pas place au doute

Le crash du 24 mars, où le copilote de l'A320 aurait bloqué l'accès du cockpit à son commandant de bord pour faire chuter l'appareil, a soulevé de nombreuses questions sur la sécurité dans les cabines de pilotage.

FRANCE 3

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la sécurité du cockpit des avions de ligne a été renforcée, il n'est plus possible d'enfoncer la porte, comme les terroristes l'avaient fait à l'époque. Les portes sont désormais blindées, verrouillées par des serrures trois points via un système électromagnétique.

Ces portes ne sont ouvrables que de l'intérieur, et si un pilote est sorti pour aller aux toilettes ou qu'une hôtesse veut entrer dans la cabine, la personne doit s'annoncer, s'identifier, sous le regard d'une caméra. En cas de doute sur la personne ou sur son état, le pilote peut enclencher un système de blocage de la porte.

Un code secret de secours

Dans le cas où les pilotes seraient inconscients, les membres de l'équipage peuvent composer un code secret à quatre chiffres qui va déclencher une alarme dans le cockpit. Si au bout de 30 secondes, il n'y a pas de réactions des pilotes, elle s'ouvre automatiquement. S'enfermer dans la cabine ne peut donc être qu'un acte volontaire.

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Dans le cockpit d\'un Airbus A320, stationné sur le tarmac de l\'aéroport de Djakarta (Indonésie), le 24 septembre 2008. 
Dans le cockpit d'un Airbus A320, stationné sur le tarmac de l'aéroport de Djakarta (Indonésie), le 24 septembre 2008.  (ADEK BERRY / AFP)