A Saint-Etienne, des micros dans la rue pour assurer la sécurité d'un quartier

"Que les gens se rassurent, nous n'allons pas les espionner", assure la municipalité.

Le quartier Tarentaize-Beaubrun-Coriot, à Saint-Etienne (Loire), va être équipé d\'une cinquantaine de micros.
Le quartier Tarentaize-Beaubrun-Coriot, à Saint-Etienne (Loire), va être équipé d'une cinquantaine de micros. (GOOGLE STREET VIEW)

Des micros pour traquer les incidents qui se produisent dans la rue. C'est ce que s'apprête à mettre en place la municipalité de Saint-Etienne (Loire). Une cinquantaine de capteurs sonores ont été installés dans le quartier Tarentaize-Beaubrun-Couriot, réputé difficile, affirmait Le Progrès début février. "Un accident, un cri, un bris de glace, une agression : ces capteurs sonores intelligents seront capables de distinguer les bruits anormaux", précise la municipalité au Parisien ce vendredi 1er mars.

"Il captera uniquement les alertes"

La ville de Saint-Etienne se défend de tout flicage. "Que les gens se rassurent, nous n'allons pas les espionner", assurent deux élus municipaux au quotidien. Sébastien Valla, directeur des systèmes d’information et du numérique de la ville de Saint-Étienne affirme que "le système ne permet pas d'enregistrer les conversations, ni même de les entendre. Il captera uniquement les alertes".

Les bruits anormaux seront remontés par une plateforme digitale développée par la société Serenicity, spécialisée dans la sécurité informatique et des réseaux. Ces alertes seront ensuite communiquées au centre de supervision urbaine de la police municipale.