Un parti des musulmans candidat aux élections départementales

L'Union des démocrates musulmans de France va envoyer des candidats dans huit cantons sur 2 000.

Un électeur tient sa carte électorale et son enveloppe au second tour de l\'élection législative partielle dans le Doubs, le 8 février 2015.
Un électeur tient sa carte électorale et son enveloppe au second tour de l'élection législative partielle dans le Doubs, le 8 février 2015. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Il entend "donner une voix à une partie de la population qui ne se retrouve pas dans les partis traditionnels". Voilà l'objectif de Najib Azergui, fondateur de l'Union des démocrates musulmans de France (UDMF), détaillé dans les colonnes du Parisien, jeudi 12 février. Le parti, lancé en 2012, compte envoyer des candidats dans huit des 2 000 cantons des élections départementales des 22 et 29 mars. 

Une liste a déjà été déposée, pour le canton de Bobigny (Seine-Saint-Denis), emmenée par Khalid Majid, cadre de 36 ans, et Shérazade Benhaddad, 34 ans, révèle le quotidien. Sept autres listes doivent être présentées bientôt, à Bagneux (Hauts-de-Seine), aux Mureaux (Yvelines), à Marseille, Lyon, Nice, Avion (Pas-de-Calais) et Strasbourg. 

Le parti revendique 900 adhérents

"Aujourd'hui, il existe en France un parti des chrétiens-démocrates", se défend Najib Azergui. Sa formation revendique environ 900 adhérents et quelque 8 000 sympathisants en France. "Plus de 200 nouvelles recrues" sont venues grossir les rangs de l'UDMF après les attentats de Paris et les récentes déclarations d'Eric Zemmour et Michel Houellebecq. 

L'UDMF souhaite s'appuyer sur "les cours d'éducation civique et de philosophie pour faire réfléchir et débattre les jeunes". Il défend aussi "le développement du halal pour créer de l'emploi" et "le déploiement de la finance islamique pour assainir l'économie".