Pyrénées-Orientales : possible invalidation du scrutin à Millas à cause de la présence d'une pile de bulletins blancs

En raison de la présence de bulletins blancs sur les tables des bureaux de vote de Millas (Pyrénées-Orientales), dimanche dernier, le Conseil constitutionnel pourrait invalider les résultats.

Un bureau de vote à Strasbourg (Bas-Rhin), le 23 avril 2017. (Photo d\'illustration)
Un bureau de vote à Strasbourg (Bas-Rhin), le 23 avril 2017. (Photo d'illustration) (FREDERICK FLORIN / AFP)

En France, il est formellement interdit de proposer des bulletins blancs le jour des scrutins. C'est pourtant, ce qu'il s'est passé à Millas, près de Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, dimanche dernier, pour le second tour de l'élection présidentielle. Le Conseil d'état pourrait invalider les résultats de la commune, rapporte, mardi 9 mai, France Bleu Roussillon.

Dans les quatre bureaux de vote de Millas, des piles de bulletins blancs ont été déposées sur les tables, à côté de ceux des deux candidats, Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Pas de signalement lors du premier tour

Cette "initiative" avait déjà été prise lors du premier tour de la présidentielle, le 23 avril, mais personne ne l'avait signalée. Cette fois, un délégué local du Front national a donné l'alerte.

Les bulletins blancs ont donc été retirés peu avant 13 heures à la demande de la préfecture des Pyrénées-Orientales. L'affaire est désormais entre les mains du Conseil constitutionnel qui a le pouvoir d'annuler le résultat du vote dans cette commune.

Pas d'impact sur le résultat national

"Bien évidemment, cela ne changera pas le résultat global de l'élection présidentielle", a expliqué Xavier Baudry, conseiller municipal FN à Perpignan, mais "nous tenions, dans un esprit démocratique, à dénoncer ces irrégularités".

Interrogée par France Bleu Roussillon, la maire de Millas, Damienne Beffara, a estimé que le FN "a la défaite amère", bien que Marine Le Pen soit arrivée en tête au second tour dans cette commune.