Présidentielle : quatre fois où Hollande s'est engagé dans la campagne de l'entre-deux-tours

Depuis l'annonce des résultats du premier tour, le président français n'a pas ménagé ses efforts pour soutenir Emmanuel Macron face à Marine Le Pen.

François Hollande s\'exprime face à la presse après une réunion du Conseil européen consacrée au Brexit, le 29 avril 2017, à Bruxelles (Belgique).
François Hollande s'exprime face à la presse après une réunion du Conseil européen consacrée au Brexit, le 29 avril 2017, à Bruxelles (Belgique). (CHRISTIAN HARTMANN / REUTERS)

Avant de quitter l'Elysée, François Hollande entend peser sur les débats. Le chef de l'Etat a mis en garde, samedi 29 avril, concernant le "risque majeur" que constituerait une victoire de Marine Le Pen face à Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle. Cette sortie publique vient s'ajouter à la liste de ses précédentes prises de position, compilées par franceinfo.

1Le 24 avril : "Je voterai Emmanuel Macron"

Au lendemain du premier tour de la présidentielle, François Hollande a levé toute ambiguïté sur ses intentions. "Pour ma part, je voterai Emmanuel Macron", a-t-il affirmé. Pour lui, le leader d'En Marche ! "est celui qui défend les valeurs qui permettent le rassemblement des Français dans cette période si particulière, si grave que connaît le monde, l'Europe et la France".

François Hollande a été particulièrement disert sur "la présence de l'extrême droite" au second tour, qui fait "une nouvelle fois courir un risque pour notre pays" face auquel "il n'est pas possible de se taire, pas davantage de se réfugier dans l'indifférence". Il a déploré "qu'il n'y ait pas eu de prise de conscience de ce qui s'est passé" au premier tour.

2Le 25 avril : "Rien n'est fait"

En déplacement à Laval, le chef de l'Etat a adressé une subtile mise en garde à Emmanuel Macron, alors que ce dernier était critiqué pour avoir fêté son bon score du premier tour à La Rotonde. "Je pense qu'il convient d'être extrêmement sérieux et mobilisé, de penser que rien n'est fait, parce qu'un vote, ça se mérite, ça se conquiert, ça se justifie, ça se porte", a-t-il confié à des journalistes. "Ce n'est pas la même chose pour un pays de savoir que l'extrême droite est à 20, 30 ou 40 %", a-t-il ajouté.

3Le 28 avril : "Il faut chasser les mauvais vents"

Depuis Belle-Ile-en-Mer (Morbihan), François Hollande a évoqué, sans le citer, le Front national. Le tout avec une métaphore marine : "On a besoin d'air pur, parce qu'il y a quand même aussi des mauvais vents, donc il faut chasser les mauvais vents. Il faut aller vers le grand large, jamais se replier, jamais se confiner." 

Les mauvais vents, "ce sont toujours les mêmes, les vents du nationalisme, les vents du repli, le vent de la peur, et pour ça il faut accepter de s'ouvrir, d'aller vers le grand large", a-t-il ajouté, précisant que "le grand large, ce n'est pas l'acceptation de tout".

4Le 29 avril : "On prend le bulletin Macron"

A l'issue d'un sommet européen sur le Brexit, à Bruxelles (Belgique), le président français a, une nouvelle fois, appelé à "écarter" le "risque majeur que serait la présence de l'extrême droite" à l'Elysée. "Cela ne devrait pas être un sujet de discussion pour les forces républicaines ou les personnalités dans le champ démocratique : on prend le bulletin, en l'occurence c'est le bulletin Macron, et on le considère comme le bulletin qui empêche l'extrême droite", a-t-il martelé, afin de dissuader les électeurs tentés par l'abstention.