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Présidentielle : "Je n'ai pas d'adversaires à gauche", assure le candidat communiste Fabien Roussel

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Article rédigé par France Info
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Le candidat communiste affirme qu'il soutiendra Jean-Luc Mélenchon, si celui-ci est au second tour, et propose un accord à gauche pour les élections législatives.

Le candidat communiste à l'élection présidentielle Fabien Roussel assure ce vendredi sur franceinfo qu'il n'a "pas d'adversaire à gauche", malgré ses critiques acérées dernièrement à l'encontre de Jean-Luc Mélenchon et Anne Hidalgo. 

Crédité de 3,5% des voix au premier tour, selon notre dernier sondage Ipsos Sopra Steria pour franceinfo et Le Parisien/Aujourd'hui en France jeudi 17 février, le communiste est loin derrière l'insoumis Jean-Luc Mélenchon, crédité de 12% des voix, en troisième place derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen. 

S'il confirme que, "oui", il soutiendra Jean-Luc Mélenchon si celui-ci est au second tour face à Emmanuel Macron, Fabien Roussel rejette en revanche l'idée de se rallier au mieux placé avant cela : "il n'y a pas de vote utile quand on vote au premier tour d'une élection présidentielle", lance-t-il. "La gauche est au ras des pâquerettes, elle pèse 25%, on a tous une part de responsabilité, reconnaît Fabien Roussel. Nous n'avons pas présenté de candidature en 2012, en 2017. Il faudrait qu'on s'efface en 2022, et bientôt en 2027 ?"

Pas de regrets

Le communiste dit ne "pas du tout" regretter ses propos dans une interview au Journal du Dimanche, le 5 mars, où il estimait que "le PS ne parle plus qu’aux bobos des villes et Mélenchon à la fraction radicalisée des quartiers périphériques". "J'en ai marre qu'on culpabilise ces Français qui n'ont pas accès à une vie digne, lance Fabien Roussel. On peut relever le défi climatique sans taper sur les classes populaires, sans taper sur le pouvoir d'achat"

Le candidat communiste se projette par ailleurs déjà vers les élections législatives "parce qu'on a besoin d'avoir beaucoup de députés de gauche". "Je tends la main à toutes ces forces de gauche qui se présentent aujourd'hui (...) Ce serait dommage que l'on n'arrive pas à créer les conditions de notre victoire aux législatives, elles vont être déterminantes pour la suite", conclut-il. 

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