REPLAY. Présidentielle : revivez le grand débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen sur France 2 et TF1

A quatre jours du second tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont affrontés sur le plateau de France 2 et TF1, mercredi soir. Un débat à revoir sur notre site et notre application.

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Ce qu'il faut savoir

L'heure du grand débat est arrivée. A quatre jours du second tour de l'élection présidentielle, mercredi 3 mai, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont retrouvés sur France 2 et TF1, pour un face-à-face décisif de 2h30. Chômage, terrorisme, sécurité, santé, pouvoir d'achat... Au total, Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont été interrogés sur une douzaine de thèmes pendant ce débat, que vous pouvez revivre sur le site et l'application franceinfo.

De nombreuses attaques ad hominem. Dès le début du face-à-face, les deux candidats se sont invectivés directement à de multiples reprises. "Monsieur Macron est le candidat de la guerre de tous contre tous", a ainsi attaqué Marine Le Pen. "Vous êtes pas la candidate de la finesse", a d'emblée répliqué Emmanuel Macron.

Macron jugé plus convaincant. Ce débat a-t-il fait bouger les lignes à quatre jours du second tour ? Un sondage Elabe, publié par BFMTV immédiatement après la fin de l'émission, permet d'en douter. Selon cette enquête, 63% des Français ayant regardé le face-à-face entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen sur France 2 et TF1 ont jugé l'ancien ministre de l'Economie plus convaincant.

Un duo paritaire pour animer le débat. A l'origine, France 2 et TF1 songeaient à David Pujadas et Gilles Bouleau, les présentateurs vedettes des JT de 20 heures. Mais le CSA a exigé un duo homme-femme. Le choix s'est finalement porté sur les responsables des services politiques des deux chaînes : Nathalie Saint-Cricq, pour France 2, et Christophe Jakubyszyn, pour TF1.

 Pas de public derrière les candidats. Le placement a été défini par tirage au sort : Marine Le Pen se trouvait à gauche de l'écran, Emmanuel Macron à droite. Ils étaient assis face à face, de part et d'autre d'une table de 2,50 m de large. Le décor de fond était une image floutée de l'Elysée, comme en 2012 et en 2007. Par ailleurs, il n'y avait pas de public sur le plateau.

 Un moment phare de la campagne. Les débats d'entre-deux-tours, suivis ces quarante dernières années par 17 à 30 millions de téléspectateurs, constituent toujours des moments forts de la campagne où, au-delà des projets, les personnalités apparaissent au grand jour. Ils donnent généralement lieu à des répliques devenues mythiques, du "monopole du cœur" de Giscard d'Estaing contre Mitterrand, au "moi président" de Hollande face à Sarkozy.

Macron toujours favori. A quatre jours du second tour, Emmanuel Macron apparaît toujours comme le grand favori du scrutin. Dans les derniers sondages, le candidat d'En marche ! recueille en effet entre 59% et 60% des intentions de vote. Mais selon un sondage Elabe publié mardi, 18% des personnes certaines ou quasi certaines d'aller voter dimanche n'expriment aucun choix à ce stade. Un chiffre élevé, qui rajoute encore un peu plus d'enjeu à ce débat d'entre-deux-tours.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #PRESIDENTIELLE

22h12 : "Ce débat a un mérite formidable, c'est de vous entendre dire des propos de compassion envers les homosexuels et les juifs de ce pays. Moi, je les ai toujours protégés."

22h14 : Philippe Poutou répond sur Twitter à un universitaire qui souhaitait le voir intervenir lors du débat.

22h10 : "L'UOIF [l'Union des organisations islamiques de France], je ne les connais pas, je n'ai pas de relation avec eux."

22h16 : "J'ai un projet sérieux, qui n'est pas du saut de cabri. Madame Le Pen lutte contre le terrorisme sur les plateaux, quand le contribuable la paye pour aller au Parlement européen, elle n'y va pas pour voter les réformes contre le terrorisme."

22h09 : "Vous avez été contre toutes les réformes que l'UE a proposées contre le terrorisme. Toutes. Vous ne proposez rien."

22h08 : "La France, c'est bien autre chose." Marine Le Pen a eu cette formule pour dénoncer le projet d'Emmanuel Macron. Son rival l'a repris à son compte pour dénoncer la vision de son adversaire et de sa famille politique.

22h09 : "Depuis novembre 2015, nous avons rétabli les contrôles aux frontières, Schengen le permet, et cela a permis d'intercepter 70 000 personnes. Ce que vous proposez comme d'habitude, c'est de la poudre de perlimpinpin."

22h07 : "Mettre tous les fichés S en prison ou hors du territoire n'aurait pas de sens, tous les professionnels du renseignement vous le diront. Je suis sur une mesure chirurgicale et pas générale comme Madame Le Pen qui empêcherait la police de travailler."

22h05 : Une pensée pour les 2 journalistes 🙁

22h06 : Nathalie Saint-Cricq et Christophe Jakubyszyn interviennent peu pendant le débat. Cela était prévu. Mais face à la verve de Marine Le Pen et d'Emmanuel Macron, les internautes sont étonnés.

22h06 : Marine Le Pen à la tête de l'Etat ? "J'ai pas envie d'essayer ", rétorque Emmanuel Macron. "Et les Français non plus", ajoute-t-il.

22h06 : "Le terrorisme, c'est la priorité des prochaines années. Je veux être président de la République, chef des armées, et en charge de cette sécurité. Cela suppose de renforcer les moyens de police et d'avoir une action avant que les attentats arrivent."

22h05 : Marine Le Pen attaque sur les liens supposés d'Emmanuel Macron avec l'UOIF [l'Union des organisations islamiques de France], une intox démontée par nos confrères de LCI dans cet article. La candidate du FN a également cité Mohamed Saou, un cadre d'En marche ! écarté pour des propos polémiques en avril.

22h03 : "J'assume totalement le fait que le FN n'ait pas voté la loi Renseignement, c'est du bidon !"

22h04 : "Il faut éradiquer le fondamentalisme islamique, et vous ne le ferez pas, car ils vous tiennent. On l'a vu avec l'affaire Saou, vous avez été mis devant le chantage. Soit vous le gardiez, soit l'UOIF [Union des organisations islamiques de France] appelait à vous faire battre. Et vous avez préféré garder ce soutien plutôt que de condamner ces dérives."

22h03 : Marine Le Pen accuse Emmanuel Macron d'être proche de l'UOIF (Union des organisations islamiques de France), dont des figures tolèrent, selon elle, la lapidation.

22h00 : "Vous n'avez pas de projet, mais en plus vous avez une complaisance pour le fondamentalisme islamique !"