Présidentielle 2022 : Anne Hidalgo se lance dans un "tour de France" sur l'emploi et le pouvoir d'achat pour tenter de faire décoller sa campagne

La candidate socialiste à l'élection présidentielle Anne Hidalgo veut parler des "principaux sujets de préoccupation des Français". Première étape à Mulhouse.

Article rédigé par
Audrey Tison - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
La maire de Paris et candidate socialiste à l'élection présidentielle Anne Hidalgo le 14 novembre 2021. (THOMAS SAMSON / AFP)

La candidate socialiste à l'élection présidentielle Anne Hidalgo tente de faire enfin décoller sa campagne. Deux mois et demi après sa déclaration de candidature, l'actuelle maire de Paris stagne toujours autour de 5% d'intentions de vote. Elle multiplie donc les initiatives de terrain et se lance aujourd'hui dans un tour de France intitulé "Vivre dignement de son travail". Car, son équipe en est convaincue, l'emploi et le pouvoir d'achat font partie des "principaux sujets de préoccupation des Français". Pas question de se laisser embarquer dans les "débats nauséabonds" dictés par la droite.

Anne Hidalgo veut parler au monde ouvrier et se rend donc sur des terres industrielles. Lundi 22 novembre, elle se déplace par exemple à Mulhouse (Haut-Rhin), sur un ancien site industriel dédié au numérique puis chez Stocamine qui gère des déchets toxiques. Anne Hidalgo veut montrer qu'on peut allier transition écologique et justice sociale, un créneau qu'elle s'estime seule à incarner dans cette campagne.

Son périple la conduira aussi à Saint-Etienne sur le thème de la santé au travail, ou à Carpentras avec des agriculteurs. Elle échangera avec des professionnels le jour et participera à des réunions militantes le soir, de quoi lui rappeler ses années d'inspectrice du travail.

L'enjeu du financement de la campagne

Difficile de dire si cela sera suffisant pour faire décoller les intentions de vote. L'équipe de la candidate socialiste balaie les sondages d'un revers de main, les qualifiant de peu fiables et rappelant qu'ils se sont déjà trompés par le passé. Mais derrière les intentions de vote, se trouve l'enjeu du financement de la campagne. Dépasser les 5% au premier tour signifie jusqu'à huit millions d'euros de frais remboursés par l'Etat. En-dessous de ce seuil, le candidat doit tout payer seul avec son parti.

Face à la multiplication des candidatures à gauche, les banques prennent forcément ce risque en compte. Le PS assure que des discussions sont en cours avec plusieurs d'entre elles sur plusieurs montants possibles et qu'il n'y a pas eu de refus de prêts, contrairement à ce qu'affirmait un journal la semaine dernière. Officiellement, il n'est pas question de "débrancher" la candidature socialiste. Mais ses concurrents ne manquent pas une occasion de lui faire des appels du pied. "Socialistes et progressistes, Rejoignez-nous !" disait encore Yannick Jadot dimanche 21 novembre dans une interview. Réponse de l'équipe d'Anne Hidalgo : "Nous on fait notre campagne."

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