Affaire McKinsey : "Laissons la justice faire", lance la députée Renaissance Prisca Thevenot

Deux informations judiciaires ont été ouvertes par le Parquet national financier concernant les comptes de campagne d'Emmanuel Macron en 2017 et 2022.

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Radio France
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Prisca Thevenot, députée Renaissance, à l'Assemblée nationale le 28 juin 2022. (SÉBASTIEN MUYLAERT / MAXPPP)

"Laissons la justice faire", a lancé la députée Renaissance Prisca Thevenot, jeudi 24 novembre sur franceinfo, alors que deux informations judiciaires ont été ouvertes par le Parquet national financier (PNF) visant les comptes des campagnes présidentielles d’Emmanuel Macron en 2017 et 2022. Prisca Thevenot entend laisser "le parquet se saisir du sujet via lequel il a été alerté par une enquête au Sénat, et on se prononcera sur les conclusions. Mais à ce stade, je n'ai pas de commentaires à faire".

La députée précise qu'elle défend "en permanence l'État de droit" et qu'elle ne veut pas "venir la seconde d'après le bafouer" quand cela "pourrait concerner" la majorité.

"Je suis très claire. Je défends l'État de droit. Laissons la procédure se faire. Et on pourra après échanger à nouveau quand les conclusions seront apportées."

Prisca Thevenot, députée Renaissance

à franceinfo

Au mois de mars, le rapport de la commission d'enquête du Sénat sur l'influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques assurait que les contrats passés entre l'État et les cabinets avaient "plus que doublé" entre 2018 et 2021, pour un montant record de plus de un milliard d'euros en 2021. L'opposition avait réclamé dans la foulée l'ouverture d'une enquête sur les liens entre la majorité macroniste et McKinsey.

"Arrêtons de passer notre temps à opposer les uns aux autres", demande Prisca Thevenot qui réfute l'influence des cabinets de conseils sur la gestion de l'État. "Je pense qu'il ne faut pas sombrer dans la polémique. Oui, il y a des liens entre privé et public. Oui, ces liens sont ponctuels dans le cadre de demandes de missions de conseil, reconnaît la députée Renaissance. Mais ça ne veut pas dire que les cabinets de conseil gèrent l'État. Le gouvernement est là, le président de la République est là et les parlementaires sont aussi présents."

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