Vidéo Sébastien Chenu : "La parole d'Elisabeth Borne n'imprime absolument pas, il y a une vacance du pouvoir"

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Le porte-parole du RN estime que sur les questions du pouvoir d'achat ou encore sur les tensions dans les hôpitaux

"Le président de la République a été élu il y a un mois, que s'est il passé depuis un mois ? Rien, strictement rien", déplore Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement national, dimanche 29 mai sur franceinfo. Il estime que sur les sujets de préoccupation des Français, le gouvernement n'a pas agi. "La parole d'Elisabeth Borne n'imprime absolument pas, il y a une vacance du pouvoir depuis un mois. On a l'impression que la machine étatique est totalement à l'arrêt." 

Sébastien Chenu insiste sur le pouvoir d'achat et les augmentations des prix des carburants ou des produits alimentaires. "Elisabeth Borne vient nous dire que c'est la priorité, mais ça fait déjà des mois que c'est la priorité des Français, le pouvoir d'achat. Or, ils pouvaient agir."

"Ce gouvernement n'est pas au niveau"

Même accusations d'inaction à l'encontre du gouvernement sur la crise dans les hôpitaux, avec 120 services d'urgences fermés ou partiellement fermés en France à cause du manque de personnel. "Ce gouvernement n'a rien anticipé, estime Sébastien Chenu, il n'est pas au niveau" pour régler ce problème.

"Trois leviers" auraient pu être activés par le gouvernement, selon le porte-parole du RN. Celui du recrutement, d'abord : "Ça ne se fait pas en quinze jours, mais enfin, ça fait cinq ans qu'ils sont au pouvoir !" Concernant ensuite la rémunération des soignants, "le Ségur n'a pas donné satisfaction", affirme-t-il, rappelant la grève des sages-femmes en novembre dernier, qui a été "totalement zappée". Le Ségur de la santé s'est tenu entre mai et juillet 2020, pour mettre à plat les demandes des soignants après la première vague de l'épidémie de Covid-19. Enfin, Sébastien Chenu évoque "l'organisation des directions d'hôpitaux", et notamment "la remédicalisation des directions d'hôpitaux". Selon lui, "l'organisation de l'hôpital public" a été un des problèmes dans la gestion de la crise du Covid, et "aucun chantier n'a été ouvert là-dessus", dénonce-t-il.

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