Parité, nationalistes corses, Sens commun... Cinq infos que vous avez peut-être ratées parmi les résultats du premier tour des législatives

Vous êtes peut-être passé à côté de ces cinq informations remarquables du premier tour des élections legislatives.

Une affiche du Parti animaliste pour les élections législatives, à Nantes (Loire-Atlantique), le 4 juin 2017. 
Une affiche du Parti animaliste pour les élections législatives, à Nantes (Loire-Atlantique), le 4 juin 2017.  (LOIC VENANCE / AFP)

La République en marche prête à envoyer plus de 400 députés à l'Assemblée, les ténors des Républicains et du Parti socialiste éliminés, etc. Les résultats du premier tour des législatives ont fait la une des journaux, lundi 12 juin. Mais certaines informations vous ont peut-être échappé. Nombre de femmes encore en lice, possible entrée de nationalistes à l'Assemblée ou déroute de Sens commun, Franceinfo vous décrit cinq faits notables de ce premier tour.

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245 femmes en tête 

Le chiffre est signalé par Le Parisien. Si les candidats en tête dans leur circonscription au premier tour transforment leur essai au second, l'Assemblée pourrait bientôt accueillir 245 femmes. "Ce n'est pas encore la parité, mais on s'en approche peu à peu", note le quotidien. 

42,5% des sièges de l'hémicycle seraient alors occupés par des femmes, un record. "En 2012, 155 femmes avaient été élues. Il s'agissait déjà d'un record, avec un taux qui s'élevait à 26,9 %", ajoute le quotidien, qui attribue cette évolution à La République en marche. Parmi les 245 femmes en tête au premier tour, le mouvement d'Emmanuel Macron en compte 187.

La percée des nationalistes corses

Une première. Deux nationalistes corses et un indépendantiste sont arrivés en tête dans trois des quatre circonscriptions que compte l'Ile de beauté. Ces candidats en ballottage favorable sont bien placés pour faire leur entrée dans l'hémicycle. Il s'agirait d'un fait inédit : jamais un candidat d'un parti nationaliste n'a été élu aux législatives.

Dans la première circonscription de Haute-Corse, c'est le candidat du parti nationaliste Pé à Corsica, le professeur d'économie Michel Castellani, qui arrive en première place avec 30,42% des voix, rappelle Corse Matin. Le député sortant, Sauveur Gandolfi-Scheit (LR), se place deuxième avec 21,73%.

En 2012 déjà, deux candidats nationalistes s'étaient qualifiés pour le second tour, mais ne s'étaient pas positionnés en tête. Ils avaient alors été battus au second tour.

Des résultats qui confirment la performance aux élections territoriales de décembre 2015, que les nationalistes, alliés aux indépendantistes, avaient remportées. Gilles Simeoni avait alors accédé à la présidence du Conseil exécutif de Corse, tandis que l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni était devenu président de l'Assemblée de Corse.

Le raté de Sens commun

"C'est la fin d'une aventure pour Sens commun", annonce l'Obs. Parmi les six candidats présentés par ce mouvement de militants catholiques émanant de La Manif pour tous, un seul est encore en lice pour le second tour. Il s'agit de Maxence Henry, à 12,09% dans la 2e circonscription du Maine-et-Loire. Sous l'étiquette des Républicains, il est cependant en difficulté derrière la candidate de La République en marche, Stella Dupont.

Le Parti animaliste presque au même niveau que Debout la France 

"Le Parti animaliste a dépassé 1% dans 86 circonscriptions", se félicite Catherine Helayel, candidate du parti à Paris, sur Twitter. Le mouvement qui entend faire entendre la voix des animaux revendique 1,12% des voix au niveau national, soit un peu moins, à 0,05 point près, que Debout la France.

"Il s'agit sans conteste d'un score prometteur", se félicite le parti sur son compte Facebook. Un score prometteur mais qui rapporte aussi. "Le Parti animaliste a réussi à obtenir plus d'1% dans plus de 50 circonscriptions en France. Il va donc pouvoir obtenir des aides de l'Etat : 1,40 euro par bulletin glissé en sa faveur", explique Libération.

100 candidats n'ont eu aucune voix

7 882 candidats, dont 100 repartis bredouilles. Si beaucoup de candidats ont pu être déçus de ne pas se qualifier au second tour, d'autres ont fait face à une réalité encore plus cruelle : personne n'a voté pour eux. Selon un décompte réalisé par franceinfo, 100 candidats n'ont reçu aucune voix.

Par exemple, la doyenne des candidats, Odette Simonnet, 89 ans, qui se présentait dans la 2e circonscritpion des Français de l'étranger n'a eu aucune voix. 

Mais pour beaucoup, il s'agit de problèmes d'organisation. Contactés par franceinfo, certains ont affirmé s'être retirés deux jours avant le scrutin. C'est le cas de Didier Asin, dans la 3e circonscription des Alpes-Maritimes, ou encore de Nicolas Huet de Barros, dans la 3e circonscription de Seine-Maritime. D'autres ont vu leurs candidatures annulées pour problème administratif.