Législatives : Nicolas Dupont-Aignan exclut de siéger dans un groupe commun avec le FN

Le président de Debout la France, candidat aux législatives dans l'Essonne, affirme qu'il est "indépendant" et qu'il ne formera pas de groupe avec le Front national. Mais le parti de Marine Le Pen n'est pas tout à fait du même avis.

Nicolas Dupont-Aignan, député-maire de Yerres (Essonne), le 2 mai 2017 à Paris.
Nicolas Dupont-Aignan, député-maire de Yerres (Essonne), le 2 mai 2017 à Paris. (MAXPPP)

"Nous sommes indépendants, il y aura des partis indépendants à l'Assemblée." Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et candidat aux législatives dans l'Essonne, a exclu, mercredi 7 juin, de siéger dans un même groupe que le Front national s'il était réélu à l'Assemblée nationale. "Je suis indépendant, j'ai mon caractère, tout le monde le sait, je crois en mes idées", a déclaré sur France Inter le maire de Yerres et député de la 8e circonscription de l'Essonne, qui brigue un cinquième mandat à l'Assemblée.

Alors que Nicolas Dupont-Aignan avait soutenu Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, le parti Debout la France avait déjà assuré n'avoir passé "aucune alliance ni accord législatif" avec qui que ce soit et notamment le Front national de Marine Le Pen. "Je maintiens que cette coalition était une bonne coalition pour ce pays, maintenant j'ai dit à l'époque (...) que cette coalition était faite de deux partenaires indépendants", a affirmé mercredi le candidat.

"Il appartient aux Français de choisir"

"Il n'y a plus que trois partis d'opposition à cette grande mélasse d'En marche ! et des Républicains, La France insoumise, le Front national et Debout la France, a encore estimé Nicolas Dupont-Aignan. Ce sont trois partis différents, avec leur personnalité, leur histoire, leur projet, et je pense que les Français, maintenant, ont des élections législatives, il leur appartient de choisir."

De son côté, le Front national n'est pas aussi affirmatif. Lors du point-presse hebdomadaire au siège du parti, à Nanterre, à propos des législatives, Nicolas Bay, patron de cette campagne pour le parti de Marine Le Pen, a répondu à ce sujet : "On verra ce qui se passe dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale". "Je crois que le rassemblement de second tour aux législatives pourra se faire" avec les candidats de Nicolas Dupont-Aignan "pour faire en sorte de battre à chaque fois que c'est possible les candidats de M. Macron", a-t-il poursuivi.