Législatives 2024 : le programme du Nouveau Front populaire est "keynésien, social et écologique", pour l’économiste Henri Sterdyniak

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Législatives 2024 : le programme du Nouveau Front Populaire, "keynésien, social et écologique", pour l’économiste Henri Sterdyniak
Législatives 2024 : le programme du Nouveau Front Populaire, "keynésien, social et écologique", pour l’économiste Henri Sterdyniak Législatives 2024 : le programme du Nouveau Front Populaire, "keynésien, social et écologique", pour l’économiste Henri Sterdyniak (FRANCEINFO)
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Le Nouveau Front populaire a dévoilé le chiffrage de son programme, vendredi 21 juin. Explications sur le plateau du 11/13 info avec Olivier Redoulès, directeur de l’institut de conjoncture Rexecode, et l’économiste Henri Sterdyniak.

Que retenir du chiffrage du programme économique du Nouveau Front populaire, vendredi 21 juin ? "Une orientation très claire d’aller vers plus d’intervention de l’Etat dans l’économie" pour Olivier Redoulès, économiste et directeur de l’institut de conjoncture Rexecode. Deux grandes lignes à retenir : "taxer davantage les ménages pour redistribuer plus" et "réguler plus, mais aider plus".

Olivier Redoulès relève un autre élément : "plus de commandes publiques". "Ça suppose qu’une partie plus importante à la fois de la production nationale et de l’usage des choses va être administrée (…) par un bureau dans un ministère. C’est une orientation assez claire, mais qui pose la question de l’efficience économique", nuance-t-il.  

"Impulser la demande" comme aux États-Unis

L’économiste Henri Sterdyniak entrevoit quant à lui un programme "keynésien, social et écologique". Keynésien dans un contexte où l'on "a besoin en France et en Europe d’impulser la demande", développe-t-il, rappelant que l’Europe est sur ce point "en retard sur les États-Unis", qui ont mené une "politique extrêmement active de déficit public" avec Joe Biden.

Le programme du Nouveau Front populaire est selon lui social "parce qu’il comprend les garanties de revenus" et "lutte contre la pauvreté de façon importante". Enfin, écologique "car on se donne comme objectif de réorienter l’activité et de tenir compte des contraintes écologiques". L’économiste le juge toutefois "pas parfaitement satisfaisant", notamment en raison du manque de précision sur la question des financements. 

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