Infographies Après les élections régionales et départementales, le RN perd un tiers de ses élus

L'issue des scrutins départementaux et régionaux a bénéficié aux forces politiques de gauche et de droite, comme le montre le décompte des élus réalisé par franceinfo.

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Marine Le Pen et Laurent Jacobelli, candidat aux élections régionales dans le Grand Est, le 8 juin 2021 au château de Lunéville (Meurthe-et-Moselle). (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

Aux régionales comme aux départementales, les partis traditionnels de gauche et de droite profitent de la prime aux sortants, après le double scrutin des 20 et 27 juin. Les deux grandes familles politiques conservent un nombre de sièges quasi équivalent à 2015. A l'inverse, l'extrême droite perd des élus aux deux élections, comme le montre le décompte réalisé par franceinfo à partir des résultats publiés par le ministère de l'Intérieur.

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Aux élections régionales, les blocs de droite et de gauche augmentent l'un comme l'autre leur contingent d'élus. La gauche compte 21 élus régionaux supplémentaires. Une légère hausse qui s'explique notamment par la victoire d'Huguette Bello à La Réunion mais aussi par le maintien au second tour de la liste d'union (emmenée par l'écologiste Karima Delli) dans les Hauts-de-France. En 2015, la gauche s'était retirée pour faire barrage au Front national et n'avait donc eu aucun élu dans cette région.

La droite conserve pour sa part un nombre d'élus régionaux quasi équivalent à 2015. Avec 784 élus d'après notre décompte, les forces traditionnelles de droite gagnent six conseillers régionaux. Ce maintien est notamment porté par les bons scores réalisés par Laurent Wauquiez (55,18%) en Auvergne-Rhône-Alpes et Valérie Pécresse (45,92%) en Ile-de-France.

Le RN dégringole, le centre fait une percée

L'extrême droite (pour l'essentiel le Rassemblement national) perd 30% de ses conseillers régionaux, soit 106 élus, dont 22 dans les Hauts-de-France, 17 en Auvergne-Rhône-Alpes, 13 dans le Grand Est ou encore 12 en Occitanie. Une conséquence des mauvais résultats du parti de Marine Le Pen par rapport à sa performance historique de 2015.

La famille du centre, qui compte notamment les listes de la majorité présidentielle, parvient quant à elle à augmenter son nombre de sièges au niveau national avec 70 conseillers régionaux supplémentaires. Une percée qui s'explique entre autres par la reconduction à la tête de la Guadeloupe d'Ary Chalus, ex-élu de gauche désormais proche de LREM, mais aussi par les sièges grappillés par les listes macronistes en dépit de leurs faibles scores.

Le décompte des élus aux élections départementales témoigne d'un relatif statu quo par rapport à 2015. La gauche et la droite restent de très loin les deux forces majoritaires, ne perdant respectivement que 108 (6,9% des effectifs) et 198 (8,4%) conseillers départementaux. Pour la gauche, cela s'explique par la perte de départements comme le Puy-de-Dôme ou les Alpes-de-Haute-Provence. Dans ce décompte, la droite est quant à elle pénalisée par l'apparition de la nuance "divers centre", auxquels de nombreux candidats appartenant aux coalitions de droite dans les départements ont été rattachés par le ministère de l'Intérieur.

Là encore, l'extrême droite, qui espérait faire gonfler son nombre d'élus, subit un revers. Son contingent baisse de plus de la moitié, passant de 66 conseillers élus à 28. C'est notamment dans la région Hauts-de-France que le Rassemblement national perd le plus grand nombre de sièges : moins huit dans l'Aisne et moins six dans le Pas-de-Calais.

Elections départementales et régionales confondues, le Rassemblement national perd ainsi près de 150 sièges, soit un tiers de ses conseillers. Une mauvaise nouvelle pour Marine Le Pen à l'aube d'une campagne présidentielle qui devait notamment s'appuyer sur un plus fort enracinement local.

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