Eléctions européennes : la chômeuse qui avait interpellé Copé est tête de liste

Isabelle Maurer, qui était intervenue lors de l'émission "Des paroles et des actes" en octobre 2013, a été choisie comme tête de liste dans la région Grand Est par le parti Nouvelle donne. 

Isabelle Maurer, le 7 décembre 2013. 
Isabelle Maurer, le 7 décembre 2013.  (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Face à Jean-François Copé, elle avait fait sensation. Six mois plus tard, la demandeuse d'emploi alsacienne Isabelle Maurer, qui avait crevé l'écran à la télévision durant l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2 en octobre 2013, a été choisie comme tête de liste aux élections européennes dans la région Grand Est par le parti Nouvelle donne, créé il y a tout juste cinq mois.

"Je refuse de me lever le matin, de me laver la figure et de me dire : 'le voisin, il dort dehors, ma copine ne pourra pas remplir son frigidaire ou mettre ses enfants au foot'. Ça, je refuse. Si on trouve suffisamment d'argent pour aller sur la lune, alors on peut trouver de l'argent pour la population", a martelé, mardi 8 avril à Strasbourg, cette néophyte en politique, devant des journalistes.

Cette mère de trois enfants, qui vit aujourd'hui du RSA, estime qu'"on peut dire dans son canapé : 'ça ne va pas'. Mais, en disant cela, rien ne changera. Donc il faut y aller, il faut se mettre en avant. J'ai de la chance, mes enfants sont maintenant grands, et si maintenant le frigidaire est à moitié plein, ce n'est pas trop grave... C'est désormais le bon moment pour moi pour m'engager."

Elue ou non, "vous me retrouverez sur votre chemin"

Ne se retrouvant "ni au PS, ni à l'UMP", elle a choisi d'adhérer au mouvement politique et citoyen Nouvelle donne, fondé en décembre par l'économiste et transfuge du Parti socialiste, Pierre Larrouturou. Comptant aujourd'hui quelque 7 000 adhérents, ce parti rassemble également le sociologue et philosophe Edgard Morin, l'urgentiste Patrick Pelloux ou encore le producteur et auteur Bruno Gaccio.

Isabelle Maurer est consciente de ses lacunes en politique. "Je ne lâcherai pas le morceau, que je sois élue ou non, vous me retrouverez sur votre chemin", a-t-elle ajouté, précisant qu'elle souhaite plancher sur les questions de "solidarité" au Parlement européen, si elle est élue.