VIDEO. Pour Marisol Touraine, "pas question de renoncer" au compte pénibilité

Alors que certaines voix réclament un assouplissement de la loi au sein même du gouvernement, la ministre des Affaires sociales a défendu une "avancée majeure", mercredi 3 décembre sur i-Télé.

ITELE

Le compte pénibilité, décrié par le patronat, est "une avancée majeure" et il n'est "pas question d'y renoncer", a affirmé la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, mercredi 3 décembre, sur iTélé. Ce compte entre en vigueur au 1er janvier 2015 et doit permettre à plusieurs centaines de milliers de salariés de partir plus tôt à la retraite, quand leur travail est répétitif ou nocturne, avec des horaires alternants ou en milieu hyperbare (comme les travaux sous-marins).

"C'est une avancée majeure, pas question d'y renoncer"

"La loi est votée", a rappelé Marisol Touraine, ajoutant qu'il s'agit d'une "avancée majeure, une avancée sociale de grande importance et il n'est pas question d'y renoncer". Au sein même du gouvernement, certaines voix réclament pourtant des assouplissements. Ainsi, le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a indiqué mardi qu'un "groupe de travail" plancherait pour "rendre la pénibilité supportable pour les entreprises". Quant au secrétaire d'Etat à la Simplification, Thierry Mandon, il s'est déclaré favorable à un abaissement du nombre de critères de pénibilité retenus.

Marisol Touraine a également mis en garde le patronat, qui selon elle "proteste, manifeste et ne fait pas preuve de beaucoup de responsabilité (...). Ce n'est pas en tempêtant, en protestant, en agressant verbalement, je le dis au patronat, que nous irons de l'avant."

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, lors de la séance des questions au gouvernement, le 8 octobre 2014 à l\'Assemblée nationale, à Paris.
Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, lors de la séance des questions au gouvernement, le 8 octobre 2014 à l'Assemblée nationale, à Paris. (CHARLES PLATIAU / REUTERS)