VIDEO. "Juicer", le nouvel emploi dans le monde des trottinettes électriques

Pierre, 21 ans, est boulanger et "juicer" à Lyon. Le soir, il sillonne la ville pour recueillir les trottinettes déchargées.

BRUT

Lime, Bird, Voi… Les trottinettes en libre-service ont envahi les grandes villes de France. Ce système repose en partie sur le travail des "juicers" : les particuliers rémunérés pour recharger ces nouveaux moyens de locomotion. Pierre, 21 ans, est boulanger à Lyon mais combine son emploi avec le travail de "chargeur" pour arrondir ses fins de mois. Après avoir quitté les fourneaux, il part à la chasse aux trottinettes déchargées que les entreprises ont cartographiées sur leur application. Il lui suffit ensuite de les stocker dans ce qu'il appelle la "base" qui n'est autre que son propre salon où les batteries pourront être alimentées. 

Une aubaine ? 

Le lendemain matin, les trottinettes prêtes à l'emploi sont disséminées dans des lieux prédéfinis par les marques. "Un nouveau cycle commence ce soir : on récupère les trottinettes déchargées, on les recharge, on les redéploie et ainsi de suite !", explique Pierre avant de débuter une nouvelle journée de travail à la boulangerie. Un "juicer" est rémunéré au minimum 5 € par trottinette rechargée, un salaire non négligeable pour le jeune Lyonnais.

Pierre, 21 ans, est boulanger et \"juicer\" à Lyon. Le soir, il sillonne la ville pour recueillir les trottinettes déchargées.
Pierre, 21 ans, est boulanger et "juicer" à Lyon. Le soir, il sillonne la ville pour recueillir les trottinettes déchargées. (BRUT)