SNCF : "Le gouvernement a besoin de Guillaume Pepy pour enfumer l'opinion publique", dénonce la CGT Cheminots

Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots, dénonce sur franceinfo "la stratégie de la direction de la SNCF" alors que Guilllaume Pepy, le patron de la SNCF et Patrick Jeantet, responsable du réseau, sont reçus lundi par la ministre des Transports.

Gare de Lyon, le 1er juin 2016. 
Gare de Lyon, le 1er juin 2016.  (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Le patron de la SNCF Guillaume Pepy et le responsable du réseau, Patrick Jeantet, sont reçus lundi 7 janvier par la ministre des Transports Elilsabeth Borne pour aborder les nombreux problèmes que la SNCF a rencontrés ces dernières semaines, gare Montparnasse et gare de Lyon, à Paris. "On a eu droit à un sketch, un véritable psychodrame en fin d'année, qui n'était destiné qu'à une seule chose : masquer les annonces que va faire le gouvernement", a réagi sur franceinfo Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots.

Le gouvernement s'apprête à annoncer une politique antiferroviaire, au niveau des infrastructures et du service publicLaurent Brun, CGT franceinfo

Selon Laurent Brun, "le gouvernement a besoin de Guillaume Pepy pour enfumer l'opinion publique, pour multiplier les stratégies de communication, pour annoncer que tout va aller mieux pour que rien ne change. On a eu un plan sur les caténaires, un plan sur les aiguillages, maintenant on a un plan 'robin'  [présenté en septembre, 'rob' pour robustesse, et 'in' pour information voyageurs]... Des plans, Guillaume Pépy en a présenté un certain nombre, à chaque fois c'est déshabiller Paul pour habiller Jacques !" 

La ministre des Transports Elisabeth Borne a été à "la stratégie de la direction de la SNCF à une époque, rappelle Laurent Brun. Elle sait pertinemment quelle est la situation de l'entreprise". La réforme de 2014, selon Laurent Brun, a aggravé la situation : "On a éclaté le système en trois opérateurs [SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités] au lieu de deux et on n'a pas apporté de fincancement nouveau. Si aujourd'hui, on nous annonce qu'on réunifie le système et qu'on apporte des financements nouveaux je dirai que nous allons vers quelque chose de positif, mais ce n'est pas ce qui est prévu" a conclu Laurent Brun.