SNCF : Édouard Philippe a évoqué une reprise "progressive et substantielle" de la dette de la compagnie par l'État d'ici à 2022

Aucun montant précis n'a été avancé, mais Édouard Philippe a évoqué lundi une reprise "progressive et substantielle" de la dette, qui s'échelonnerait de 2020 à 2022, selon Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa ferroviaire, premier à avoir été reçu lundi par le Premier ministre.

Roger Dillenseger, secrétaire général de l\'Unsa ferroviaire, à la sortie d\'un entretien avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne.
Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa ferroviaire, à la sortie d'un entretien avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne. (ALEXIS SCIARD / MAXPPP)

Le secrétaire général de l'Unsa ferroviaire, Roger Dillenseger, premier représentant syndical reçu lundi 7 mai dans la matinée à Matignon par Édouard Philippe, a expliqué à la sortie de l'entretien avoir entendu de la part du Premier ministre "des ouvertures mais sans contenus" précis sur des sujets importants, comme celui de la reprise de la dette de la SNCF. Aucun montant précis n'a été avancé, mais Édouard Philippe a évoqué une reprise "progressive et substantielle" de la dette, qui s'échelonnerait de 2020 à 2022.

"Il n'y a pas de montant précis sur la reprise [de la dette de la SNCF]", a regretté Roger Dillenseger à la sortie de son entretien avec Édouard Philippe. Selon lui, le Premier ministre a donné deux indications : la reprise de la dette de la compagnie publique se ferait selon "un calendrier qui s'échelonnerait du 1er janvier 2020 à 2022", serait "progressive et substantielle", et "permettrait d'assurer l'équilibre financier de la SNCF".

Les syndicats se réuniront mercredi à 17 heures, au siège de la CGT, pour discuter des suites à donner au mouvement de grève à la SNCF, qui dure depuis un mois. Les syndicats de la SNCF sont reçus lundi, un par un, par le Premier ministre Édouard Philippe, pour la première fois depuis le début de la grève contre la réforme du rail.