La SNCF étend son offre Ouigo à plusieurs villes du Nord et de l'Ouest

Huit nouvelles gares sont desservies : Tourcoing, TGV Haute-Picardie, Nantes, Rennes, Le Mans, Angers, Roissy-Charles de Gaulle TGV et Massy TGV. 

Un TGV low cost en gare de Lyon, à Paris, le 19 février 2013.
Un TGV low cost en gare de Lyon, à Paris, le 19 février 2013. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

La SNCF déploie les grands moyens pour récupérer ses clients passés à la voiture ou au covoiturage. L'entreprise a notamment annoncé, jeudi 3 septembre, qu'elle élargissait son offre Ouigo, dont les trains ne se contenteront plus d'aller à Lyon et à Marseille. En 2016, huit nouvelles gares seront desservies, cette fois-ci dans le Nord et l'Ouest : Tourcoing, TGV Haute-Picardie, Nantes, Rennes, Le Mans, Angers, Roissy-Charles de Gaulle TGV et Massy TGV.

L'opérateur ferroviaire a également dévoilé sa très attendue offre en matière d'autocar longue distance, un marché ouvert à la concurrence cet été dans le cadre de la loi Macron. iDBUS fait place à Ouibus, et sort le grand jeu : triplement de la flotte d'autocars, doublement de la taille de l'entreprise et de son offre en 2016 "pour proposer quatre millions de voyages à partir de cinq euros avec 130 liaisons vers 46 destinations".

"EasyJet de la SNCF"

La gamme SNCF se divise désormais en trois couches : le TGV classique, dont l'offre ne change pas : certes rapide et flexible, il reste cependant le moyen de transport le plus onéreux. Viennent ensuite les trains Intercités et TER, puis l'offre "low cost", développée au départ de manière expérimentale, et qui prend désormais une vraie place dans son dispositif. 

L'offre à bas coût, sous la marque #OUI, regroupe les TGV low cost Ouigo et les autocars Ouibus : "On assume à 100% que c'est l'offre low cost de la SNCF", a commenté le président de la SNCF, Guillaume Pepy.

"Notre pari, c'est la croissance du volume", a indiqué Rachel Picard, la directrice générale de Voyages SNCF. A l'expression de "Ryanair de la SNCF", elle préfère celle d'"EasyJet de la SNCF, parce (qu'elle) pense que, l'esprit, c'est celui-là". La SNCF s'attaque ainsi à l'un des reproches les plus fréquents à son encontre : le prix élevé des billets de train.