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Transports : la CFDT-Cheminots croit "toujours en la possibilité de poursuivre des négociations" avec le gouvernement

Le syndicat s'attendait à des annonces qui ne sont pas venues. Il a, à son tour, déposé un préavis de grève mais ne rompt pas le dialogue.

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Radio France
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Une centaine de cheminots s'étaient réunis le 12 juin 2018 devant le siège de la SNCF au CNIT à la Défense à Paris, au 29e jour d'une grève. (SADAK SOUICI / LE PICTORIUM / MAXPPP)

L'organisation syndicale CFDT-Cheminots a décidé jeudi 21 novembre de déposer à son tour un préavis de grève reconductible contre la réforme des retraites le 5 décembre, à la suite d'une réunion prévue au ministère des Solidarités à Paris. Elle croit cependant "toujours en la possibilité de poursuivre des négociations", annonce Rémi Aufrère-Privel, secrétaire général adjoint de la CFDT-Cheminots.

Le syndicat est sorti fâché de son rendez-vous avec le gouvernement jeudi matin. "Il y a à peu près dix jours, la CFDT-Cheminots s'était engagée avec un autre syndicat dans un processus de négociation, avec deux rencontres bilatérales, des annonces devant être faites par le gouvernement le 22 novembre", explique Rémi Aufrère-Privel.

Nous déplorons l'absence d'annonces nous permettant de nous inscrire dans un processus plus positif.

Rémi Aufrère-Privel, secrétaire général adjoint de la CFDT-Cheminots

à franceinfo

"Nous avons décidé de déposer un préavis de grève qui permet toujours la poursuite des négociations, confirme Rémi Aufrère-Privel. Nous croyons toujours en la possibilité de poursuivre des négociations, d'obtenir des annonces nécessaires pour rassurer le corps social cheminot."

Le but n'est pas "la grève à tout prix"

Des "annonces nécessaires" qui passeraient par la "clause du grand-père", c'est-à-dire de n'appliquer la réforme qu'aux futurs embauchés, ou encore "de la reconnaissance plus importante de la pénibilité" du travail à la SNCF. Le préavis de grève "sert à négocier", explique le syndicaliste. Le but de la CFDT-Cheminots "est d'obtenir satisfaction sur nos revendications et non pas d'aller à la grève à tout prix."

Avec ce préavis de grève reconductible le 5 décembre, la CFDT Cheminots a rejoint les trois principaux syndicats représentatifs de l'entreprise ferroviaire : la CGT-Cheminots, l'Unsa ferroviaire et SUD Rail.

"Un appel d'urgence à négocier"

"Le compte n'y est pas", a déclaré quant à lui le secrétaire général adjoint de la CFDT-Cheminots Sébastien Mariani sur franceinfo jeudi 21 novembre, à la sortie de la réunion entre certains syndicats de la SNCF et Jean-Paul Delevoye. "Nous attendions aujourd'hui des mesures qui auraient pu être engageantes du côté du gouvernement. Mais cette réunion n'a pas permis d'obtenir des mesures probantes", a-t-il regretté.

Sébastien Mariani espère encore une main tendue de la part du gouvernement avant la grève du 5 décembre. "Nous ne sommes pas encore à un appel à la grève. Notre préavis, c'est un appel d'urgence à négocier. Nous disons : attention, nous approchons dangereusement des dates où il ne sera plus possible d'éviter un mouvement fort. Or, nous ne souhaitons pas un mouvement qui soit préjudiciable aux salariés, aux voyageurs, à l'économie de notre pays", a mis en garde le secrétaire général adjoint de la CFDT-Cheminots.

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