SNCF : la CFDT-Cheminots va déposer un préavis de grève reconductible à partir du 5 décembre, rejoignant trois autres syndicats

De la SNCF aux poids lourds, de la RATP à Air France, les appels à faire grève le 5 décembre contre la réforme des retraites s'accumulent dans le secteur des transports.

Des cheminots de la CFDT défilent lors de la grève contre la réforme du rail, à Paris, le 22 mars 2018.
Des cheminots de la CFDT défilent lors de la grève contre la réforme du rail, à Paris, le 22 mars 2018. (SOPHIE DUPRESSOIR / HANS LUCAS / AFP)

Le syndicat CFDT-Cheminots a annoncé, jeudi 21 novembre, qu'elle déposerait un préavis de grève reconductible à partir du 5 décembre, a appris le service éco de franceinfoA la SNCF, les trois principaux syndicats représentatifs ont déjà appelé à la grève. Un mouvement illimité pour défendre les retraites "de l'ensemble des salariés" car "les régimes spéciaux comme le régime général sont ciblés" par la réforme, soulignent la CGT-Cheminots, l'Unsa ferroviaire et SUD-Rail. Les voyageurs sauront "le 3 décembre dans l'après-midi" quels trains circuleront le 5, a précisé l'entreprise.

De la SNCF aux poids lourds, de la RATP à Air France, les appels à faire grève le 5 décembre contre la réforme des retraites s'accumulent dans le secteur des transports, augurant une situation difficile pour les usagers. Les salariés peuvent aussi poser un jour de congé, une RTT ou opter, si possible, pour le télétravail.

Ne "pas aller à la grève à tout prix"

La CFDT-Cheminots va déposer ce préavis "dès ce soir ou demain", a déclaré jeudi Didier Aubert, secrétaire général du quatrième syndicat de la SNCF. "Le gouvernement n'a pas mesuré les attentes des cheminots" qui ont "besoin d'être rassurés", a déploré Didier Aubert à la presse, à l'issue d'une réunion au ministère des Solidarités.

Le syndicat est sorti fâché de son rendez-vous avec le gouvernement jeudi matin. "Il y a à peu près dix jours, la CDFT-Cheminots s'était engagée avec un autre syndicat dans un processus de négociation, avec deux rencontres bilatérales, puis des annonces devant être faites par le gouvernement le 22 novembre, a expliqué à franceinfo Rémi Aufrère-Privel. Malheureusement, nous déplorons l'absence d'annonces nous permettant de nous inscrire dans un processus plus positif. Nous avons décidé de déposer un préavis de grève qui permet toujours la poursuite des négociations."

Des "annonces nécessaires" qui passeraient par la "clause du grand-père", qui consisterait à n'appliquer la réforme qu'aux futurs embauchés, ou encore "de la reconnaissance plus importante de la pénibilité" du travail à la SNCF. Ainsi, le préavis de grève annoncé "sert à négocier". Le but de la CFDT-Cheminots "est d'obtenir satisfaction sur nos revendications et non pas d'aller à la grève à tout prix", selon Rémi Aufrère-Privel.