Trafic ferroviaire interrompu entre Paris et la Normandie à cause d’un acte de malveillance

La circulation des trains est très compliquée ce lundi 14 mai entre la capitale et la Normandie. À la journée de mobilisation des cheminots s'ajoute un acte de malveillance. La SNCF va porter plainte.

Image d\'illustration.
Image d'illustration. (AURELIEN MORISSARD / MAXPPP)

La journée du lundi 14 mai s’annonçait déjà "très difficile" d’après la direction de la SNCF en raison d’un jour "sans trains et sans cheminots". Il faut désormais compter aussi sur un acte de malveillance sur la ligne qui relie Paris à la Normandie.

Dans la nuit du dimanche 13 mai au lundi 14 mai, une caténaire a été sectionnée sur la voie 2 entre Pont de l’Arche et Gaillon, dans l’Eure selon France Bleu Normandie.

La direction de la SNCF affirme qu’il s’agit d’un acte de malveillance. Elle avait déjà fait part dimanche de "menaces d’exactions" et promis "une grande fermeté" en cas de dégradations. Une plainte devrait être déposée lundi 14 mai.

Reprise du trafic et retards

Le trafic ferroviaire entre Paris et la Normandie a repris aux alentours de neuf heures dans le sens Paris-Caen. Des retards ont été enregistrés une partie de la matinée. 

Plusieurs installations attaquées

Le directeur de maintenance des infrastructures chez SNCF Réseau en Normandie, Jean-Philippe Brunet, affirme qu'il y a eu d'autres dégradations : "À Harfleur, nous avons un passage à niveau qui a été fracturé et des installations qui ont été débranchées. Ce qui a pour conséquence de mettre les signaux au rouge et les zones de détection de train au rouge. Même chose à Bréauté" a t-il déclaré à France Bleu. Dénonçant "un acte de vandlisme, très clair". Selon lui, ces actes seraient le fait de "spécialistes", qui "connaissent parfaitement les installations ferroviaires".

"Il n'y a aucun appel à ce type d'action" affirme la CFDT-Cheminots

Sébastien Mariani, le secrétaire général adjoint de la CFDT-Cheminots, a condamné ce lundi une action illégale. Il a rappelé à franceinfo qu'il "n'y a aucun appel à ce type d'action", "et certainement pas par la CFDT-Cheminots" a encore précisé le syndicaliste.

"Maintenant, il faudrait aussi constater que les annonces provocatrices voulues ou non maîtrisées de ce week-end sur les possibilités de privatisation partielle de la SNCF sont susceptibles aussi de créer un climat de tension" a cependant affirmé le secrétaire adjoint généra à franceinfo.