Réforme SNCF : les syndicats veulent un dialogue direct avec Édouard Philippe

Le ton se durcit ce jeudi 19 avril au soir entre les syndicats et le gouvernement. Ces premiers ne veulent plus dialoguer avec la ministre des Transports, mais réclament un dialogue direct avec le Premier ministre. Les annonces de ces derniers jours ont renforcé leur détermination.

France 3

Ce jeudi 19 avril au matin, à la gare Saint-Lazare, à Paris, il fallait encore s'armer de patience. Aujourd'hui, le nombre de grévistes est reparti à la hausse : plus de 22%. Dans la même semaine, les cheminots ont appris le vote du projet de loi de la réforme ferroviaire, la filialisation du fret SNCF et la date de fin du recrutement au statut de cheminot en 2020. Au huitième jour de grève, les quatre syndicats ont claqué la porte des concertations avec la ministre des Transports ; les leaders veulent directement négocier avec le Premier ministre.

"On arrête de discuter avec les seconds couteaux"

"On arrête de discuter avec les seconds couteaux. On va directement avec le Premier ministre, et il va falloir qu'il nous fasse des propositions. S'il ne nous fait pas de propositions, on n'est pas prêts à reprendre le travail", prévient un gréviste syndiqué. Dans un communiqué, Élisabeth Borne regrette cette décision et affirme que la réforme de la SNCF est nécessaire et sera conduite jusqu'à son terme. Un nouvel épisode de grève aura lieu lundi et mardi prochains.

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Des cheminots manifestent contre le projet de réforme de la SNCF à Paris, le 22 mars 2018.
Des cheminots manifestent contre le projet de réforme de la SNCF à Paris, le 22 mars 2018. (DENIS MEYER / HANS LUCAS / AFP)