Le nouveau patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, dit vouloir renouer le dialogue social

Le successeur de Guillaume Pepy s'est exprimé dans "Le Journal du Dimanche". 

Jean-Pierre Farandou, le nouveau président du directoire de la SNCF, le 26 septembre 2019, à Paris. 
Jean-Pierre Farandou, le nouveau président du directoire de la SNCF, le 26 septembre 2019, à Paris.  (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Il prend les commandes de la SNCF alors que la compagnie ferroviaire est confrontée à des perturbations de trafic à la suite de mouvements sociaux. Jean-Pierre Farandou, le successeur de Guillaume Pepy, a accordé un entretien au Journal du Dimanche, dimanche 3 novembre. Le nouveau président du directoire de la SNCF y assure vouloir renouer le dialogue social. 

"Cette agitation témoigne de la préoccupation des salariés. Je l’entends. Quant aux organisations syndicales, elles estiment que le dialogue social est insuffisant. Je veux renouer le fil", a-t-il déclaré au JDD. "Il ne peut pas y avoir un bon service aux clients s’il n’y a pas une paix sociale dans l’entreprise. Je vais voir au plus vite chacune des quatre organisations représentatives," a-t-il déclaré. 

Un contexte social difficile

Le mois dernier, une grève surprise, consécutive à l'exercice du droit de retrait par certains conducteurs et contrôleurs, a fortement perturbé la circulation des trains au début des vacances scolaires de la Toussaint. L'arrêt de travail avait été décidé par la CGT et Sud Rail à la suite d'une collision, survenue en Champagne-Ardenne, entre un TER et un convoi exceptionnel à un passage à niveau.

La circulation des trains est également perturbée sur l'axe Atlantique en raison d'un mouvement social au centre de maintenance du TGV Atlantique à Châtillon (Hauts-de-Seine).

Interrogé par le JDD au sujet de ce recours au droit de retrait, Jean-Pierre Farandou s'est montré ferme : "Je considère qu'il y a un exercice illégitime et généralisé de ce droit, surtout quand on voit qu'il concerne des conducteurs qui n'étaient pas sur le même type d'engins". "La loi s'impose à tous", a-t-il ainsi ajouté, évoquant des "formes d'arrêt de travail (...) inacceptables"

Alors que la mobilisation sociale prévue le 5 décembre contre la réforme des retraites devrait se traduire par des difficultés à la SNCF, le président de la compagnie ferroviaire a déclaré croire "au dialogue." "A court terme, je veux ramener de l'apaisement et de la sérénité dans l'entreprise", a-t-il ajouté.