Grève SNCF : les autocars font de bonnes affaires

La grève SNCF se poursuit encore mardi 29 octobre. Faute d’autres solutions, les voyageurs se tournent vers le bus. Mais les places partent très rapidement, et les prix ont gonflés.

FRANCE 2

À l’annulation de son train, ce voyageur s’est précipité pour acheter un ticket de bus Rennes (Ille-et-Vilaine)-Paris : "C’était la dernière place, je crois", déclare-t-il avant de monter dans le bus qui l’amènera à capitale. Depuis plusieurs jours, les conducteurs de cars voient leur véhicule pris d’assaut. "En général, les réservations se font tout au long de la journée, là, dès le matin, on a les réservations pleines pour toute la journée", s’étonne un conducteur de bus. Que ce soit le débat du matin ou du soir, à Bordeaux (Gironde) aussi les voyageurs affluent. Selon les transporteurs, les réservations en direction de Paris ont augmenté de 25% depuis le début de la grève.  

Des tarifs de bus exorbitants 

Mais si les voyageurs prennent le bus car ils n'ont aucune autre solution, ils se plaignent de prix exorbitants : "On est sur des billets autour de 99 euros, alors qu’à l’aller, on a payé 25 euros", relèvent ses usagers mécontents. L’entreprise Flixbus explique que c’est tout simplement un algorithme qui gère les tarifs : il s’agit de la loi de l’offre et la demande. Pour assurer un trafic suffisant et faire baisser les prix, l’entreprise assure qu’elle va mettre plus d’autocars en service. 

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Un autocars FlixBus devant l\'opéra Garnier à Paris (illustration).
Un autocars FlixBus devant l'opéra Garnier à Paris (illustration). (THOMAS SAMSON / AFP)