Grève SNCF : la France privée de trains

Annoncée depuis plusieurs semaines, cette grève a été anticipée par beaucoup de Français. Certains ont pris leurs dispositions, d'autres ont improvisé, dans un climat parfois tendu.

France 3

Une gare bondée, des quais noirs de monde, et des bousculades qui ont entrainé la chute d'une jeune femme jusque sous les rails. Rapidement, plusieurs usagers viennent à son secours, la hissent sur le quai, récupèrent ses effets personnels. Encore choquée, elle restera plusieurs minutes, prostrée. Une scène qui reflète bien la confusion perceptible ce mardi 3 avril au matin, gare de Lyon à Paris.

"Cheminots, au boulot, c'est tout"

Les usagers ont même traversé les voies pour tenter de monter tant bien que mal dans une rame prise d'assaut. "Il y a eu des malaises, des personnes qui ont activé la sonnette d'alarme, et on a eu beaucoup de mal à sortir du train, j'ai jamais vu ça", témoigne une autre voyageuse. "On veut travailler, on veut aller bosser, et qu'est-ce qu'il se passe, il n'y a pas de trains ! Cheminots, au boulot, c'est tout", hurle un homme. À Villeneuve-Saint-Georges, pour monter dans la rame, c'est du chacun pour soi. Avec seulement 1 RER sur 4 pour se rendre çà Paris, tous anticipent de longues semaines de galère. En gare de Lille (Nord), seul 1 TER sur 5 circulait aujourd'hui. Une situation compliquée que les usagers devraient encore connaitre demain.

Le JT
Les autres sujets du JT
Des voyageurs traversent les voies de la gare de Lyon, à Paris, le 3 avril 2018.
Des voyageurs traversent les voies de la gare de Lyon, à Paris, le 3 avril 2018. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)