Grève SNCF : face aux syndicats, le gouvernement joue la fermeté

Ce jeudi 5 avril au matin, Édouard Philippe est resté très ferme sur la question du statut du cheminot, alors que les négociations avec les syndicats doivent reprendre dans l'après-midi. Philippe Martinez, de la CGT, crie au chantage.

France 3

Édouard Philippe a choisi d'annuler son déplacement au Mali pour gérer la crise à la SNCF. Fermeté et explication de texte ce jeudi 5 avril au matin. Ne pas céder, et en même temps, faire quelques concessions. Le gouvernement se dit prêt à négocier sur les conditions d'ouverture à la concurrence et les modalités de reprise de la dette de la SNCF.

Le soutien des Français aux cheminots à la hausse

Les syndicats dénoncent des discussions biaisées. "C'est soit vous acceptez ce qu'on vous propose et il y aura éventuellement une reprise de la dette, soit vous n'acceptez pas et c'est la catastrophe pour l'entreprise. Ce n'est pas une bonne façon de discuter", dénonce Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Du côté de la CFDT, même détermination : ils participeront bien au mouvement de grève de la SNCF. Reprise des négociations entre syndicats et gouvernement dès cet après-midi, alors que les derniers sondages montrent que le soutien des Français aux cheminots est à la hausse.

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Le Premier ministre Edouard Philippe lors d\'un congrès du MoDem, à Paris, le 16 décembre 2017.
Le Premier ministre Edouard Philippe lors d'un congrès du MoDem, à Paris, le 16 décembre 2017. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)