Grève à la SNCF : les politiques divisés sur la question

Les conducteurs font grève pour dénoncer le manque de sécurité dans les trains après l'accident qui a vu l'un d'entre eux, seul dans le train, devoir porter secours aux passagers. Dans la classe politique, les opinions divergent.

Après trois jours de grève à la SNCF, une question se pose : le droit de retraits des agents est-il valable ? Pas pour le Premier ministre. Edouard Philippe a ainsi dénoncé un "détournement inacceptable". "Notre appréciation politique est que ce droit de retrait a été détourné de sa vocation initiale. Vous avez entre un tiers et 50% des personnes grévistes qui n'étaient pas impactées par le trafic TER et pour lesquelles un danger grave ou imminent n'était pas de fait observable", a déploré Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'Etat chargé des Transports.

"Grève sauvage" pour la direction

L'arrêt de travail a été également qualifié de "grève sauvage" par la direction. Pour Yannick Jadot (EELV), c'est un combat pour la défense du service public. "Les cheminots se battent pour notre sécurité, un service public et aujourd'hui cela est en train d'exploser à tous les étages", a-t-il dit. Marine Le Pen (RN) a dit comprendre, mais a dénoncé la méthode : "Je considère que sur le fond, ils ont très certainement raison. Mais sur la forme, je suis en désaccord avec ce qu'ils font". À droite, on dénonce une action "qui pénalise les plus modestes". Le personnel gréviste a reçu une mise en demeure.

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A la gare du Nord, à Paris, le 4 avril 2018.
A la gare du Nord, à Paris, le 4 avril 2018. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)