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Accident de TER dans les Ardennes : la SNCF va "renforcer les équipements d'alerte radio"

C'est ce qu'indique la direction dans un rapport interne publié vendredi.

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France Télévisions
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Le TER accident le 16 octobre 2019 à Boulzicourt (Ardennes) lors d'une collision avec le véhicule d'un convoi exceptionnel. (MAXPPP)

Après l'accident impliquant un TER et un véhicule sur un passage à niveau dans les Ardennes, la SNCF va "renforcer les équipements d'alerte radio en cas de choc important". La direction générale sécurité de la compagnie ferroviaire l'écrit, vendredi 25 octobre, dans un courrier (en pdf) accompagnant un rapport interne (en pdf) sur cet incident.

Ce rapport, réalisé par la direction des audits sécurité de la SNCF, "a confirmé que le passage à niveau a bien fonctionné" et que "le conducteur du train a appliqué la réglementation", précise le directeur général sécurité, Fabrice Delorme. Ce dernier souligne, entre autres, la nécessité de "travailler sur l'enrichissement des gestes métiers conduite à mettre en œuvre dans les situations d'urgence".

"Le conducteur a appliqué la réglementation"

Le 16 octobre, un TER reliant Charleville-Mézières à Reims avait percuté un convoi routier exceptionnel bloqué sur un passage à niveau. La collision avait fait onze blessés. Lui-même touché et seul agent SNCF à bord, le conducteur du train s'était retrouvé sans moyens de communication en état de fonctionnement. Il avait dû porter secours aux quelque 70 passagers et sécuriser les abords pour éviter un sur-accident.

"Le conducteur a appliqué la réglementation" et "les secours alertés sont intervenus dans les meilleurs délais", commente la direction générale sécurité de la SNCF. La présence ou non d'un contrôleur à bord d'un train ne fait "pas de différence", a estimé Guillaume Pepy, PDG de l'entreprise ferroviaire, dans un entretien aux journaux régionaux du groupe Ebra. "Les trains conçus pour être conduits en agent seul ont des équipements spéciaux, des caméras de montée et descente, un signal d'alarme par interphonie et le conducteur est spécialement formé pour conduire seul", fait-il valoir.

Les circonstances de l'accident du 16 octobre avaient entraîné dans toute la France une série d'arrêts de travail de conducteurs et contrôleurs sur la base du droit de retrait. Une initiative contestée par le gouvernement. Le Premier ministre, Edouard Philippe, avait dénoncé "un détournement d'un droit de retrait qui s'est transformé en grève sauvage".

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