BTP : la fin potentielle du gazole détaxé inquiète

Le gouvernement veut faire des économies sur les niches fiscales pour récupérer 1,5 milliard d'euros. Le gazole non routier (GNR), moins taxé que le gazole classique, est dans son viseur.

France 3

Tractopelles, camions-bennes ou encore concasseurs... Sur bon nombre de chantiers, les engins tournent au gazole non routier (GNR). "Chaque engin consomme entre 15, 25 et 30 litres à l'heure. Ce sont des engins qui peuvent utiliser jusqu'à 400 litres de gazole non routier par jour", explique Georges Metzger, PDG d'une entreprise de BTP. Le gazole non routier, de couleur rouge, est moins taxé que le diesel classique. Aujourd'hui, les professionnels du bâtiment le payent environ 97 centimes le litre. Demain, si l'avantage fiscal est supprimé, les professionnels devront payer le carburant à 1,48 €, autant que les particuliers.

Pas d'alternative moins polluante

L'entreprise alsacienne Gcm Travaux Publics possède 72 engins de chantier. La fin de la niche fiscale pourrait lui coûter 186 000 euros par an, soit près d'un tiers de ses bénéfices. La fin de l'avantage fiscal pourrait menacer des emplois. Les professionnels insistent : ils ne peuvent pas investir dans des carburants plus propres pour l'instant. L'État pourrait récupérer un milliard d'euros avec la fin de cet avantage fiscal.

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Les professionels du bâtiment veulent défendre l'avantage fiscal dont ils bénéficient sur le gazole non routier.  (FRANCE 2)