Pour lutter contre la fraude, la SNCF va essayer les portiques automatiques

L'objectif est d'arriver à enregistrer 1 000 voyageurs en vingt-cinq minutes.

La gare de Lyon, à Paris, le 5 décembre 2014.
La gare de Lyon, à Paris, le 5 décembre 2014. (MAXPPP)

S'agira-t-il de la formule magique pour vaincre la fraude, qui coûte chaque année 300 millions d'euros à la SNCF ? La compagnie ferroviaire a en tout cas décidé de mettre en place d'ici la fin de l'année des portiques automatiques à l'entrée des quais de la gare Saint-Charles, à Marseille, et de la gare Montparnasse, à Paris, indique Le Parisien/Aujourd'hui en France vendredi 5 juin.

Huit grandes villes pourraient être concernées d'ici 2017

Munis de portes vitrées qui s'ouvriront lorsque le voyageur aura présenté son billet électronique, ces portiques seront au nombre de six par quai, précise le quotidien. Différentes tailles d'appareils sont prévues pour faciliter l'accès aux trains aux personnes à mobilité réduite, avec pour objectif d'enregistrer 1 000 voyageurs en vingt-cinq minutes.

Si l'expérience est concluante, les portiques pourraient faire leur apparition d'ici 2017 dans les gares de Lyon, de l'Est et du Nord à Paris, ainsi que dans les villes de Lille, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Nantes et Rennes. Mais pour Patrick Sapet, délégué CFDT interrogé par le quotidien, "le problème, c'est que le fraudeur est plein d'imagination. Qu'est-ce qui l'empêchera d'acheter un billet pour la première gare desservie pour passer le portique et voyager aux frais de la SNCF pour le reste du parcours ?"