Pénurie de carburant : Xavier Bertrand demande au gouvernement de dire "la vérité" sur les livraisons à venir

Le président LR de la Région Hauts-de-France reproche au gouvernement de ne pas avoir anticipé les difficultés d'approvisionnements des stations essence qui frappent actuellement la France.

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Xavier Bertrand président LR de la Région Hauts-de-France sur franceinfo jeudi 6 octobre. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Xavier Bertrand président LR de la Région Hauts-de-France sur franceinfo jeudi 6 octobre "demande au gouvernement qu'il nous dise la vérité sur la façon dont tout va être livré dans les jours qui viennent", alors que certaines stations-essence ont du mal à s’approvisionner. "On est à 12% des stations à l’échelle du pays qui rencontrent des difficultés sur au moins un type de carburant, avec des variabilités puisque dans la région Hauts-de-France, on atteint près de 30% des stations qui peuvent rencontrer des difficultés", a indiqué la veille le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran.

Xavier Bertrand "donne plusieurs exemples : lundi, des lignes de bus scolaires [dans les Hauts-de-France] n’ont pas pu circuler" en raison d’un "problème d’approvisionnement". "La libération hier [mercredi] de certains stocks [stratégiques] va nous permettre de tenir, pour combien de temps ?", interroge-t-il. Selon lui, "la SNCF, dans les dépôts notamment de gasoil, pour les trains qui roulent encore au gasoil, a aujourd’hui une visibilité qui va à six à sept jours". Or, il "ne veut pas qu’on ait une catastrophe dans six à sept jours". 

"Hier, monsieur Véran nous dit qu'il suit la situation. Non !Ce qu'on attend de l'État, ce n'est pas qu'il suive, c'est qu'il anticipe", lance Xavier Bertrand. "Ils se sont réveillés bien tard." Si la situation venait à durer, il préconise la manière forte : "La réquisition, ou la menace de la réquisition pour qu’on puisse libérer les stocks" dans les raffineries bloquées en raison d’un mouvement de grève. "Quatre raffineries Total sur six" sont concernées par des blocages, a indiqué mercredi le porte-parole du gouvernement. "Les gens pour aller travailler ont besoin d'y voir clair", insiste Xavier Bertrand.

"Les stocks stratégiques ne peuvent pas être bloqués, et quand il y a des raffineries qui sont bloquées, le droit de grève est constitutionnel mais une chose est certaine, il ne doit pas faire obstacle à la continuité des services publics", a-t-il assuré. "Le gouvernement aurait dû anticiper au niveau national" et "libérer les stocks stratégiques" plus tôt, critique-t-il. "Vous ne pouvez pas laisser le blocage tel qu'il a eu lieu aussi longtemps", martèle Xavier Bertrand qui vient de lancer son propre mouvement politique, "Nous France".

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