"Gilets jaunes" : les manifestations placées sous haute surveillance

La sécurité est une obsession des organisateurs du mouvement des "gilets jaunes" de samedi 17 novembre

France 3

À Clermont-l'Hérault (Hérault), des "gilets jaunes" tentent de convaincre jusqu'au dernier moment les indécis en distribuant des tracts et règlent les derniers détails avant la grande manifestation de samedi 17 novembre. Pour éviter tout incident, ils ont tranché : pas question de tout bloquer. "Les gens sont hystériques, ils veulent impérativement passer donc on préfère filtrer que de tout bloquer", explique l'un des organisateurs.

2 500 policiers et gendarmes en renfort

Depuis plusieurs jours, les secouristes alertent les manifestants et rappellent les consignes élémentaires de sécurité. "Les personnes qui souhaitent par exemple barrer une route, il faut qu'elles sachent qu'elles vont barrer la route aussi aux secours", rappelle Christophe Durand, pompier. Un message reçu par les "gilets jaunes " de Royan (Charente-Maritime) qui ont érigé la sécurité en priorité. "Si le gouvernement voit qu'on est des casseurs, cela ne sert à rien", explique Johan Pépin, le leader du mouvement dans la ville. Les "gilets jaunes" savent que pour rester crédibles, ils devront éviter tout débordement. Les autorités ont rappelé qu'aucun incident ne serait toléré. 2 500 policiers et gendarmes seront déployés en renfort partout sur le territoire.

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Un panneau appelant aux blocages le samedi 17 novembre à l\'appel des \"gilets jaunes\" dans la Manche
Un panneau appelant aux blocages le samedi 17 novembre à l'appel des "gilets jaunes" dans la Manche (MARC BERTRAND/FRANCEINFO)