"Gilets jaunes" : jour de colère

Les dérapages survenus samedi 17 novembre au matin ne semblent pas avoir entamé la détermination des "gilets jaunes". La journée n'est pas terminée et la situation peut évoluer. Le point à la mi-journée.

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FRANCE 3

Des slogans dans la nuit et une autoroute paralysée : dans le Nord, à Grande-Synthe, on a commencé à manifester dès 5 heures au matin du samedi 17 novembre. Des jeunes et des retraités pour dire non à la hausse du prix du carburant et à la baisse du prix du pouvoir d'achat. À Perpignan (Pyrénées-Orientales), 400 "gilets jaunes" se sont postés au péage de l'autoroute A9. Les manifestants filtrent les voitures à raison de deux passages autorisés toutes les 5 minutes, et pas question de s'arrêter là.

600 villes concernées

Dans le Morbihan, à Vannes, il est impossible d'accéder aux zones commerciales. Pas de dépenses dans les magasins, pas de TVA dans les caisses de l'État. L'État est accusé de tous les maux par celle qui est devenue, grâce aux réseaux sociaux, la porte-parole des "gilets jaunes" : Jacline Mouraud . Dans plus de 600 villes en France, on manifeste, comme ici, sous la pluie, à Avignon (Vaucluse). À Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), c'est en tracteur que certains ont essayé de bloquer l'accès au centre. Objectif ville morte. Enfin, c'est à Bordeaux (Gironde) que la marée jaune était sûrement la plus impressionnante. Les "gilets jaunes" ont entonné la Marseillaise devant l'hôtel de ville.

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Des \"gilets jaunes\" le 17 novembre 2018, au Boulou (Pyrénées-Orientales), près de la frontière espagnole.
Des "gilets jaunes" le 17 novembre 2018, au Boulou (Pyrénées-Orientales), près de la frontière espagnole. (RAYMOND ROIG / AFP)