"Gilets jaunes" : des interpellations dans plusieurs départements

Plusieurs personnes ont été arrêtées, à Caen, près de Saint-Brieux et Châlon-sur-Saône. Un homme a également été mis en garde-à-vue en Mayenne, après avoir proféré des menaces de mort à l'encontre du préfet.

Un gilet jaune et des gendarmes à Bordeaux, le 19 novembre 2018.
Un gilet jaune et des gendarmes à Bordeaux, le 19 novembre 2018. (NICOLAS TUCAT / AFP)

Des opérations de police se sont déroulées mardi 20 novembre sur plusieurs sites de blocage des "gilets jaunes". Lundi, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait appelé au respect du "principe de la libre circulation" et averti que les déblocages menés par les forces de l'ordre allaient se poursuivre.

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Des interpellations dans les Pyrénées-Orientales

Douze personnes se présentant comme des lycéens ont été interpellées à Perpignan pour outrage, violences et rébellion sur des personnes dépositaires de l'autorité publique après des affrontements en marge du mouvement des "gilets jaunes", rapporte France Bleu Roussillon. Un policier a été légèrement blessé au crâne et hospitalisé.

Des affrontements ont eu lieu entre des lycéens et des forces de l'ordre. Les CRS ont fait usage de flashball et de gaz lacrymogènes pour disperser des centaines de jeunes qui manifestaient dans le centre-ville de Perpignan et tentaient de bloquer plusieurs lycées ainsi que d'entrer dans le magasin Fnac.

Des interpellation dans le Calvados

Quatre personnes ont été interpellées mardi matin à Caen, donc certaines pour port d'armes, rapporte France Bleu Normandie. Les interpellations ont été effectuées lors du déblocage du "rond-point bleu" à Ifs, sur le périphérique-sud de Caen, vers 6 heures mardi. "Des comportements irresponsables et dangereux des manifestants ont conduit le préfet à demander aux forces de sécurité la libération de cet axe de circulation", a annoncé la préfecture du Calvados. Dans un communiqué, elle explique qu'une voiture a été incendiée dans la nuit de lundi à mardi, sans que les pompiers puissent intervenir, les conditions de sécurité n'étant pas réunies. Il y a eu également des vols dans les entreprises environnantes, des rodéos et des courses de vitesse, selon le communiqué, ainsi que la confection sur place d'engins incendiaires artisanaux.

Des interpellations dans les Côtes-d'Armor

Cinq personnes ont été interpellées dans la nuit de lundi à mardi à Langueux, près de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), après des débordements, a appris franceinfo de source policière. L'intervention des forces de l'ordre n'a pas fait de blessés. Environ 200 "gilets jaunes" ont quitté un barrage dans la soirée de lundi, mais vers 3 heures du matin, une cinquantaine de casseurs ont brisé des vitrines et provoqué des dégâts.

Des interpellations en Saône-et-Loire

Trois manifestants portant des gilets jaunes ont été interpellés en Saône-et-Loire, a annoncé la préfecture du département mardi matin. L'un a été arrêté mardi vers 8h30 par la police pour "ivresse publique manifeste", au rond-point de Droux à Chalon-sur-Saône. Les deux autres ont été interpellés par les gendarmes lundi soir vers 18h45 pour "rébellion" au rond-point Jeanne Rose à Montchanin.

Une garde à vue en Mayenne

Un manifestant du mouvement des "gilets jaunes" a été placé en garde à vue après avoir proféré des menaces de mort à l'encontre du préfet de la Mayenne et d'autres représentants de l'État dans une vidéo publiée sur le réseau social Facebook, a révélé France Bleu Mayenne mardi.

Cet homme d'une quarantaine d'années manifestait sur un rond-point de la ville de Saint-Berthevin lundi quand il a déclaré : "Nous, on va donner des ordres au peuple d'aller chercher les putains de préfets, on va les crucifier, comme ça. Et ce sera un message direct à monsieur Macron, ça ce sera notre première sommation".