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Le Vélib' a 10 ans : "Ça peut être un vrai plaisir, mais il faut faire gaffe"

Le service de location de vélos en libre-service a été lancé le 15 juillet 2007. Dix ans après, le nombre d'abonnements a explosé et les comportements sur la route ont évolué. 

Article rédigé par Pierrick Bonno, franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Une station de Vélib' à Paris, le 14 mars 2014. (Photo d'illustration) (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Le Vélib' fête ses dix ans samedi 15 juillet. Depuis leur mise en service en 2007, les vélos en libre-service ont été chevauchés 324 millions de fois dans Paris et en banlieue parisienne. 

Une réussite populaire

En mai 2017, 306 000 personnes étaient abonnées, contre 246 000 en 2013. Aujourd'hui, il y a plus de 1 225 stations, 18 000 bicyclettes en circulation et près de 100 000 utilisations par jour, à Paris et en banlieue. Un trajet en vélo libre-service dans la capitale dure en moyenne 17 minutes.

La ville de Paris estime que chaque vélo est utilisé cinq fois par jour, d'où l'état d'usure de certains engins qui n'ont parfois plus de selle ou des phares hors-services. Le parc de Vélib' sera entièrement renouvelé en 2018. Le prestataire change avec l'arrivée de Smoove, une entreprise basée à Montpellier, pour remplacer le géant JCDecaux.

Un Parisien attend qu'une place se libère dans une station de Vélib', le 7 avril 2017.  (MAXPPP)

Une révolution pour les trajets

Le tout premier abonné s'appelle Thibault. Cet urbaniste de 42 ans avait choisi de s'engager en 2007, notamment pour sortir le soir. "Cela permettait de pouvoir rentrer autrement qu'en taxi ou en bus de nuit, c'était plus agréable", raconte-t-il. Il se souvient de l'étonnement des autres usagers de la route à l'époque. "Quand j'arrivais à un feu rouge, les gens me regardaient, étonnés, en me demandant si c'était facile à manier, raconte le Parisien. C'était aussi la chasse aux stations Vélib' parce qu'on ne les connaissait pas par cœur." Dix ans après, les applications Vélib' et la multiplication des pistes cyclables ont changé la donne. "Maintenant c'est beaucoup plus simple", souligne Thibault qui estime que "le pari est gagné".

Les souvenirs du premier abonné Vélib' - au micro de Pierrick Bonno

Une pratique qui n'est pas sans risque

Si la cohabitation entre les voitures dans les rues parisiennes, les bus et les vélos, s'est faite progressivement, elle reste perfectible. Clément, un habitué, explique aussi qu'il faut toujours vérifier si la bicyclette est en état de marche avant de la louer : "Il y en a beaucoup qui sont un peu foireu[ses] et qui ont les roues voilées".

Outre les problèmes de matériel et de conduite des automobilistes, le danger en Vélib' vient aussi de soi-même. Ce jeune médecin parisien, par exemple, grille certains feux rouges et ne porte pas de casque : "Je n'en mets pas parce que je n'en ai pas, et parce que je ne prévois pas toujours à l'avance de prendre le Vélib'", explique-t-il"Le danger vient un peu de soi-même, et un peu des autres, résume Clément, le Vélib' peut être un vrai plaisir, mais il faut faire gaffe."

Des cyclistes montés sur des Vélib' à Paris, en 2013. (JACQUES LOIC / PHOTONONSTOP / AFP)

Un trajet en Vélib' dans les rues de Paris - le reportage de Pierrick Bonno

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