Benjamin Smith, le nouveau patron d'Air-France KLM, va investir 50% de sa rémunération fixe dans le groupe

Le directeur général d'Air France-KLM a pris ses fonctions lundi. Il entend, avec ce geste, afficher sa "confiance" dans "le futur succès" du groupe. 

Benjamin Smith, nouveau directeur général d\'Air France, le 2 juin 2016 à Dublin (Irlande). 
Benjamin Smith, nouveau directeur général d'Air France, le 2 juin 2016 à Dublin (Irlande).  (CLODAGH KILCOYNE / REUTERS)

Une annonce forte, dès les premières heures de sa prise de fonctions. Le nouveau directeur général d'Air France-KLM, Benjamin Smith, a annoncé, lundi 17 septembre, qu'il allait investir la moitié de sa rémunération fixe, soit 450 000 euros par an, dans le capital du groupe. Objectif : afficher sa "confiance" dans "le futur succès" d'Air France-KLM, selon une vidéo interne. 

"J'ai déjà fait un investissement personnel en m'installant avec ma famille en France. Aujourd'hui, j'ai décidé d'en faire un autre en investissant la moitié de ma rémunération fixe dans le capital d'Air France-KLM", a déclaré le Canadien dans cette vidéo, adressée aux collaborateurs du groupe et dont l'AFP s'est procuré le contenu.

Je m'investis parce que je pense que nous pouvons gagner sur notre marché et devenir numéro un, mais aussi parce que je veux vous montrer mon engagement.Benjamin Smith, nouveau directeur général d'Air France-KLMdans une vidéo adressée aux collaborateurs du groupe

L'annonce de la rémunération de Benjamin Smith avait créé des remous cet été. Elle pourra atteindre un montant maximum de 4,25 millions d'euros par an : 900 000 de rémunération fixe, et le reste lié à des conditions de performances. Cela représente plus du triple de la rémunération de son prédécesseur, Jean-Marc Janaillac. 

L'arrivée de Benjamin Smith intervient dans un contexte de fortes attentes, après des mois de dialogue, sans résultat, sur les salaires avec l'intersyndicale. Il a réuni le comité exécutif du groupe lundi matin, et ira cette semaine à la rencontre des équipes du siège et du hub de Paris-Charles de Gaulle, selon une source proche du dossier. Il va également rencontrer les partenaires sociaux et voit dès lundi les responsables des syndicats CFE-CGC, CFDT et SNPL, selon la même source.