Air France-KLM : les Pays-Bas passent à l'offensive

Une offensive boursière prend mercredi 27 février des allures de crise diplomatique. Les Pays-Bas ont fait une entrée en force dans le capital d'Air France-KLM. Bercy dénonce une manœuvre inamicale.

FRANCE 2

Personne ne l'avait vu venir, ni Air France-KLM, ni l'État français. Le gouvernement néerlandais vient de s'offrir 12,68% du capital du groupe, soit 680 millions d'euros. Surprise totale pour Emmanuel Macron. "Le gouvernement français n'a pas été informé de cette décision et de sa mise en œuvre. J'en prends note. Il appartient maintenant au gouvernement néerlandais de clarifier ses intentions dans cette affaire", a déclaré le président de la République, mercredi 27 février. Bruno Le Maire, lui, dénonce une trahison.

Un raid financier

Pour Bercy, c'est un raid financier mené dans le plus grand secret. À partir du 20 février, les autorités néerlandaises lancent leur offensive. Pendant quatre jours, il a avancé masqué pour s'offrir petit à petit des actions. Ce n'est qu'une fois la manœuvre terminée, mardi 26 février, que le ministre des Finances a fait sa déclaration surprise en conférence de presse.

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Le siège d\'Air France à Roissy (Val-d\'Oise), le 12 octobre 2015.
Le siège d'Air France à Roissy (Val-d'Oise), le 12 octobre 2015. (THOMAS SAMSON / AFP)