Air France dément être confrontée à des actes de malveillance de la part de salariés radicalisés

La compagnie a réagi, mercredi, à un article du "Canard enchaîné", selon lequel plusieurs anomalies ont été constatées avant le départ de vols commerciaux.

Sur le tarmac de l\'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, le 24 septembre 2014. 
Sur le tarmac de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, le 24 septembre 2014.  (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Des "rumeurs infondées" et de "fausses informations". C'est ainsi qu'Air France qualifie le contenu d'un article du Canard enchaîné, selon lequel la compagnie est confrontée à des actes de malveillance de la part de salariés radicalisés.

"Une dizaine de personnes sont sous surveillance" dans le groupe et "plusieurs anomalies", qui "s'apparentent à des tentatives de sabotage" ont été constatées "avant le départ de plusieurs vols commerciaux", indique un agent du renseignement dans les colonnes de l'hebdomadaire satirique, paru mercredi 5 octobre.

"Aucun acte de malveillance sur un vol commercial Air France n'a jamais été confirmé ni même identifié comme tel", oppose la compagnie dans un communiqué diffusé le même jour.

Des tags "Allah akbar"

Toujours selon Le Canard enchaîné, une quarantaine d'appareils auraient par ailleurs été "bombés" de "tags" "Allah akbar". Dans l'un de ces avions, "le commandant de bord a fait valoir son droit de retrait" et "les passagers ont été débarqués", précise le journal. A Roissy, "un agent de piste" aurait "refusé de guider un avion d'Air France qui venait d'atterrir au motif que le commandant de bord était une femme", ajoute l'hebdomadaire. 

"Les faits évoqués par le journal (...) ne sont pas conformes à la réalité", rétorque Air France. La compagnie rappelle "qu'elle met tout en œuvre quotidiennement pour offrir à ses passagers et membres d'équipage le plus haut niveau possible de sûreté et de sécurité".