VIDEO. "Gilets jaunes" : "On passe notre temps à éviter les agressions", regrette la société des journalistes de BFMTV

Les journalistes de la chaîne d'information en continu dénoncent leurs conditions de travail et les agressions dont ils sont victimes depuis le début du mouvement.

Ras-le-bol à BFMTV. Les journalistes de la chaîne d'information dénoncent leurs conditions de travail et les agressions dont ils sont victimes depuis le début du mouvement des "gilets jaunes". Sur le terrain, "tu passes ton temps à répondre et à éviter les invectives et les agressions plutôt que faire ton travail de reporter", déplore François Pitrel, président de la Société des journalistes de la chaîne, au micro de "C dans l'air". Résultat : "Si tu t'affiches en tant que BFMTV, ça t'empêche de travailler".

"On peut faire plein d'erreurs : on est journalistes, on dit des choses parfois de travers, on a certains de nos membres qui sont éditorialistes et qui disent des choses qui ne plaisent pas", explique ce journaliste reporter d'images.

On peut peut-être faire des choses qui sont critiquables, ça ne mérite pas de se faire tabasser dans la rue.

François Pitrel

au micro de "C dans l'air"

Pour protester contre les agressions subies durant l'"acte 8" les journalistes du service reportage de BFMTV ont d'ailleurs décidé de ne pas couvrir les actions des manifestants, lundi 7 janvier.

Samedi, une équipe de la chaîne et leurs gardes du corps ont essuyé des coups lors d'une manifestation à Rouen (Seine-Maritime), tandis qu'une de leurs collègues a été légèrement blessée par un jet de pétards sur les Champs-Elysées, à Paris. 

François Pitrel, président de la Société des journalistes de BFMTV, dans \"C à vous\", sur France 5, le 7 janvier 2019.
François Pitrel, président de la Société des journalistes de BFMTV, dans "C à vous", sur France 5, le 7 janvier 2019. ("C A VOUS" / FRANCE 5)